
Le Comité pour la Protection de la Nature et des Sites (C.P.N.S.) est né en 1973.
Sa première action fut une marche de protestation contre la création d’un site nucléaire à Brétignolles sur Mer, commune littorale voisine de Saint Gilles Croix de Vie.
La même année, le quartier de la Petite Île à Saint Gilles Croix de Vie étant menacé de démolition pour faire place à des immeubles importants, une campagne de sensibilisation est faite pour éviter sa démolition.
En 1978, le C.P.N.S. est reconnu en tant qu’association loi 1901 agréée pour le canton de Saint Gilles Croix de Vie par la Préfecture de Vendée dans le domaine de l’environnement et du cadre de vie.
Les combats pour protéger les dunes
En 1974, la S.A.Merlin obtient un permis de construire sur la dune du Jaunay. Conscient des conséquences environnementales de ces implantations de bâtiments sur les dunes, le C.P.N.S. commence une série d’actions offensives :
En 1976, sur TF1, l’émission « la France défigurée » met en vedette Saint Gilles Croix de Vie. Une pétition de 5 000 signatures est adressée au Préfet pour la protection des dunes. Le C.P.N.S. appuyé par la population manifeste son opposition au P.O.S.
En 1977, grâce à une requête auprès du
Tribunal Administratif, le P.O.S. est modifié : les dunes sont classées
inconstructibles, les vieux quartiers de Saint Gilles et de Croix de Vie seront
protégés. La construction des « Merlin pieds dans l’eau » est stoppée
Après cette période de combats pour sauver les dunes et les vieux quartiers, une phase de restructuration des dunes commence : c’est le début de la campagne de replantation en oyats de la dune de la Garenne (250 000 pieds seront plantés par les bénévoles et les enfants des écoles, pendant 3 hivers de 1 977 à 1 980.)
En 1 984, c’est le début de la restauration de la dune bordière du Jaunay qui durera 4 ans et comprendra la plantation de 400 000 pieds d’oyats, la pose de 8 000 mètres de barrières brise- vent et de 5 000 pieux de fixation.
En 1 986, Le Grand Prix National »Nature et Patrimoine » et le Prix des Jeunes sont décernés au C.P.N.S. pour les travaux de restauration des dunes de la Garenne et du Jaunay par la Fondation Internationale pour la Conservation de la Nature et du Patrimoine FORD.
En 1 990, Le C.P.N.S. manifeste son désaccord sur les projets de port à sec à la Sauzaie à Brétignolles sur Mer et de la Balnéothérapie à Saint Gilles Croix de Vie.
En 1 992, le projet de balnéothérapie ayant doublé d’importance par rapport au projet de 1 990, il y a atteinte grave à la loi littoral et au site. Le projet est abandonné.
En 1 994, l’émission « En flânant avec Roger Gicquel » : une équipe de FR3 a passé 2 jours à Saint Gilles Croix de Vie et le C.P.N.S. a fait découvrir aux téléspectateurs les dunes de la Garenne et du Jaunay sauvées de l’urbanisation grâce à son initiative.
En 1 997, le Conservatoire du Littoral achète les 50 ha des dunes du Jaunay situées entre Saint Gilles Croix de Vie et Brétignolles sur Mer. Le classement des dunes du Jaunay et de la Sauzaie en site protégé arrive enfin. Le C.P.N.S. réclamait ce classement depuis plus de 20 ans.
En 1 998, malheureusement, un Parc Résidentiel de Loisirs (P.R.L.) est prévu le long du site classé des dunes du Jaunay et de la Sauzaie. Le C.P.N.S est opposé en Commission des Sites à cet aménagement.
En 2002, le C.P.N.S. soutient le nettoyage écologique mis en place sur les plages de Saint Hilaire de Riez et qui permet au pied de dune de se reconstituer grâce à l’apport des « laisses de mer ».
En 2 003, nous apportons notre soutien à la Vigie, association nouvellement constituée à Brétignolles sur Mer contre le projet d’un port qui amènerait la destruction des dunes sur la plage de la Normandelière.
En 2003, notre association apprend avec intérêt que la dune soi-disant morte de Sion à Saint Hilaire ne peut plus être rasée et doit être conservée dans le plan d’aménagement prévu par la municipalité de cet espace, des espèces protégées étant répertoriées par le Conservatoire Botanique de Brest.
En 2005, compte tenu de l’élévation du niveau de la mer et de l’érosion, nous commençons une action d’information et de réflexion auprès de la population et des élus sur l’érosion du littoral. Paul Fattal, enseignant à l’Université de Nantes et chercheur au CNRS nous apporte son soutien en faisant une conférence sur le thème suivant : »Quelle érosion pour nos côtes ? constats et protection »
Les rives de la Vie

En 1980, intervention du C.P.N.S. pour que cessent les décharges sur les vasières et les rives de la Vie.
En 1 994, le chemin piéton le long de la Vie, au Fenouiller, ne peut être mis en place du fait des déblais qui se sont accumulés sur une parcelle privée et sur le lit de la Vie. A la demande de l’Equipement Maritime, le C.P.N.S. fait établir un constat d’huissier qu’il transmet au Procureur de la République.
En 2 004, le C.P.N.S. informe la D.D.E. maritime et la sous-préfecture des Sables d’Olonne de la présence de gravats sur les rives de la Vie
Saint Hilaire de Riez et son littoral
En 1 982, un projet expérimental de brise- lames à la Pège est envisagé. Le C.P.N.S. s’y oppose.
En 1 983, suite aux interventions du C.P.N.S., le Préfet tient à ce que la construction du brise- lames ne soit décidée qu’après la procédure régulière : Enquête publique, Commission des Sites, réunions et débats publics.

En 1 985, le projet de brise- lames à la Pège est abandonné. Pourquoi ? Le littoral recule, l’érosion des plages se confirme.
En 1 986, l’affaire Remember sur la corniche de Sion suscite une pétition de 1 000 signatures adressée au maire de Saint Hilaire de Riez, le C.P.N.S. adresse un recours gracieux à monsieur le Maire et alerte monsieur Philippe de Villiers, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Culture qui, lui-même, transmet ce dossier au Ministre de l’Equipement et au Directeur de l’Architecture et de l’Urbanisme.
En 1 999, la municipalité de Saint Hilaire a l’intention d’aménager Sion. Le principe d’aménagement reçoit un avis favorable de la Commission Départementale des Sites : la municipalité s’engage « à ne pas bitumer les parkings » lors de la Commission des Sites.
En 2 003, le Conservatoire Botanique de Brest poursuivant le suivi floristique de cette partie du littoral informe la municipalité de la présence sur la dune d’espèces protégées. Ce qui a comme conséquence : la dune ne peut être rasée et devra donc être incluse dans le futur plan d’aménagement.

En 2 005, la municipalité contre toute logique commence ses travaux d’aménagement sans présenter un projet global devant la Commission des Sites et construit un parking décaissé et bétonné dans la bande inconstructible des 100 mètres.
Saint Gilles Croix de Vie et l’estuaire de la Vie
Ou l’histoire de la transformation d’un estuaire en parking à bateaux…
Au début, des mouillages « sauvages » dans ce superbe estuaire, lieu de confluence des eaux douces de la rivière la Vie et des eaux salées de l’Océan Atlantique.
Port de pêche et ensuite port de plaisance : le Préfet, par un arrêté du 8 octobre 1972, concède « l’établissement et l’exploitation d’un bassin nautique pour la navigation de plaisance à la Commune de St Gilles Croix de Vie » ceci pour 50 ans à compter du 1er janvier 1975.
A l’Assemblée Générale du 1er mars 1978 de l’AGEPORT (Association de Gestion du Port de Plaisance de Saint Gilles Croix de Vie, il est noté dans le rapport que « les travaux ont commencé en octobre 1974. En 1977, le plan d’eau était réalisé. » Le port …dans la ville se mettait en place pour une capacité de 533 places.
En 2004, nouvelle extension du port de plaisance après une enquête publique mal présentée : l’histoire est trop longue à raconter ici. Cela se solde par une extension plus grande que celle prévue dans cette enquête !
Le scénario d’occupation de l’estuaire se poursuit dans un imbroglio administratif qui crée la plus grande confusion des pouvoirs et des responsabilités et permet ainsi les extensions (encore !) en cours ou à venir. Le C.P.N.S. continue à demander la présentation des solutions alternatives qui pourraient être retenues compte tenu de la configuration géographique particulière de St Gilles Croix de Vie coincé entre mer, rivières et marais. Et à mettre en garde contre les aléas de submersion marine qui pourraient survenir dans ce secteur..
Nous ne pouvons résumer ici le chapitre 3 : L’action de l’homme et les réactions de la mer paru dans l’excellente étude de Claire Brunet de 1989 intitulée « Le littoral de Saint Gilles Croix de Vie- Essai de géomorphologie historique »
Ce sera pour plus tard !