
Les parkings à bateaux
(communément appelés Ports de plaisance)
doivent-ils encore se développer?
Dès lors, lorsque Madame Roux déplore le manque de places et
dénonce le retard pris depuis les années 1990, nous sommes fondés
à penser qu’elle vise les autres départements côtiers.
Couvrant l’événement, Ouest France cite l’ancienne
Présidente des chantiers Bénéteau qui pronostique :
« j’ai l’impression que les choses se retournent. Je
garde l’espoir que les choses bougent dans un délai raisonnable »
Bien évidemment, le CPNS se félicite de l’activité
croissante d’une industrie qui nourrit de nombreuses familles du canton.
Néanmoins, le comité reste vigilant et ne peut que s’inquiéter
des propos d’un ministre qui tend à mettre en avant l’économie
au détriment de l’environnemental, comme d’habitude serait-on
tenté d’écrire. Les propos de Monsieur Perben affirmant
que les Préfets agiront « dans le respect du point de vue
de l’intégration aux sites» laissent perplexes car les
projets en attente sont quasiment tous bloqués pour des problèmes
environnementaux !
La pénurie de places pointée par le journal Le Monde daté
du 20 juillet 2007 relance le débat. Dans un contexte où le
développement durable semble avoir les faveurs du public, quelle sera
la position du nouveau gouvernement ?
Le port de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Né dans la douleur, le port de plaisance de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
a grandi malgré des oppositions politiques, financières, économiques
et environnementales. Lors du dernier agrandissement, des pieux non prévus
par le projet étaient ajoutés en toute illégalité.
La légalisation intervînt une fois le fait accompli.
Lors du conseil municipal du 13 décembre 2006, la municipalité
a voté la transformation d’une filière en ponton, visant
à la mise en place de 8 pieux neufs et de pontons de plaisance et
équipements associés afin de supprimer la filière actuellement
en place. Une passerelle neuve de 16m de long remplacera la passerelle existante
de 12m . Le montant estimé des interventions est fixé à
149.200€ HT pour les pieux et 207.700 € HT pour les pontons et
équipements associés. En théorie, le projet ne créera
pas de places supplémentaires. Mais cela accentuera encore un peu
plus le sentiment de parking à bateaux qui caractérise désormais
l’embouchure de la Vie.
Pour couper court à tout débat, la municipalité semble
avoir trouver la faille : le montant des travaux n’exige pas
une enquête publique préalable. Dès lors, pas de contestation
publique possible. Nous sommes encore une fois mis devant un fait accompli.
Ces procédés inquiètent fortement le CPNS qui connaît
les projets de la municipalité d’étendre encore plus
le port de plaisance le long du quai du port Fidèle et sur les bords
du quai Gorin, façon marinas. Que restera-t-il alors du charme de
cette localité ? Ne tue-t-on pas la poule aux œufs d’or
à l’heure où le tourisme recherche une certaine authenticité ?
Et où en est le projet de port à sec qui revient périodiquement
dans les discours sans jamais voir le jour. Quelles études alternatives
ont été élaborées durant toutes ces années ?
Une idée avait été émise par la municipalité
pour une implantation d'un port à sec sur la zone actuellement réservée
aux gens du voyage. C’était encore une fois oublier qu’il
s’agit d’un espace humide protégé. Le Préfet
avait stoppé net le projet. Depuis, il n’en a plus jamais été
question. Mais qu’aurait fait un préfet « facilitateur » ?

Photo Cyriaque Feuillet
Quand la plaisance sait être belle
Le port de plaisance de Brétignolles-sur-Mer
Après le projet d’une centrale nucléaire dans les années
1970, Brétignolles fait l’objet d’une nouvelle attaque.
Dans les deux cas, trois points communs : un site inapproprié,
un environnement en péril et une population résolument contre !
Mais cette fois, la municipalité est à l’instigation du
projet qui aurait une superficie de 5,6 hectares sur le site remarquable de
la Normandelière et qui se double d’un programme immobilier très
important et … rémunérateur.
L’emprise du projet de port est située sur une nappe phréatique,
ainsi que sur une prairie en zone humide classée en zone de coupure
d'urbanisation au plan d'occupation des sols (POS) de Brétignolles-sur-Mer.
Le bassin, quant à lui, serait implanté sur une prairie en zone
humide, classée par les scientifiques en ZONE ZNIEF II et classée
au POS en zone de coupure d'urbanisation. On notera ici toutes les hypocrisies
liées à l’établissement de règles qui ne
sont établies que pour mieux les transgresser. Rien ne résiste
au pouvoir de l’argent !
Le projet coupera en deux un espace dunaire remarquable et entraînera
également :
la suppression de la plage du Marais Girard,
la destruction du rocher de La Mouine,
la disparition de la réserve d'oiseaux migrateurs à la Grand
Roche
Enfin, il existe un risque de pollution de la nappe phréatique située
sous l'emprise du projet de bassin; Cette nappe d'eau douce sera polluée
par les rejets de métaux lourds, d'hydrocarbures, … que l’on
trouve dans ce type d’installation
Le CPNS reviendra plus longuement sur ce projet lors du dépôt
de l’enquête publique.
Selon La Vigie (lettre d'info de juillet 2007) "l’enquête publique était annoncée pour l’été puis la fin 2006, puis pour le printemps 2007 et maintenant pour l’été 2007 (Paroles de Brétignolles, juillet 2007). On apprend aussi que l’étude d’impact n’est pas encore rédigée"

Date de mise à jour : 15/08/2007
Dernière mise à jour : 28/12/2008