Date de mise sur le site: 25/07/2008
Date de mise à jour: 31/12/2009
Les pavillon bleus 2008
Le Pavillon Bleu récompense et valorise chaque année les communes et les ports de plaisance, qui mènent de façon permanente une politique de recherche et d'application durable en faveur d'un environnement de qualité. Ouest-France du 23 mai 2008 souligne que "78% des français ont envie de passer des vacances ou un séjour dans une ville bénéficiant du pavillon bleu.
Neuf communes vendéennes, dont Saint-Hilaire-de-Riez, obtiennent le label pavillon bleu 2008. La Vendée figure parmi les départements les plus labellisés malgré l'absence de candidature de nombreuses communes qui, à l'instar de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, ont choisi de bouder ce label qu'il faut solliciter. Entre autres griefs, il est reproché au label son manque de réactivité: une commune peut perdre son pavillon bleu alors qu'elle a entrepris les actions correctives des dysfonctionnements pointés par la commission de labellisation.
Un label contesté
L'Association nationale des élus du littoral (Anel) et l'Association
nationale des communes touristiques et des stations classées ont lancé,
avec le ministère de l'Ecologie, une démarche de certification
axée sur la qualité des eaux de baignade qui devrait
être achevée en 2008. Les communes qui voudront être certifiées
devont réaliser des contrôles quotidiens de la qualité
de leurs eaux afin d'anticiper au mieux les sources de pollution. Pour l'Anel,
ce processus mené sous l'égide de l'Etat doit permettre de valoriser
les actions de communes qui ne sont pas nécessairement engagées
dans une démarche environnementale globale comme celle mise en avant
par les Pavillons bleus mais qui ont déployé des efforts importants
pour parvenir à une qualité des eaux optimale.
Les pavillons bleus vendéens 2009
Qu'est-ce que le Pavillon bleu
Créé par l'Office français de la Fondation pour l'Education à l'Environnement en Europe en 1985, le Pavillon Bleu récompense et valorise chaque année les communes et les ports de plaisance, qui mènent de façon permanente une politique de recherche et d'application durable en faveur d'un environnement de qualité. Cet écolabel permet de sensibiliser et de motiver les collectivités locales afin qu'elles prennent en compte le critère "environnement" dans leur politique de développement économique et touristique, en complément et en renforcement des directives nationales et/ou européennes obligatoires.
Les critères essentiels à l'obtention du label sont:
- Gestion conforme à la législation
- Politique de résorption de décharges brutes
- Politique de lutte contre les décharges sauvages et mise en œuvre
de leur résorption
- Politique de collecte sélective et de recyclage des déchets
- 3 matériaux doivent être récupérés
sélectivement sur les plages retenues ou à proximité
de celles-ci (moins de 60 mètres) sous forme de point d’apport
volontaire ou double collecteurs.
- Propreté des plages satisfaisant aux exigences de la Circulaire
du 14 mai 1974 (taux d'équipement, personnel, fréquence
de nettoyage et de collecte)
- Propreté des plages vis-à-vis des hydrocarbures, des macro
déchets et des marées vertes
- Politique dynamique pour l'application de la Directive européenne
du 21 mai 1991 relative au traitement des eaux urbaines résiduaires
pour toutes les communes concernées (dans un délai de 2
ans à compter de l'échéance)
- Respect de la réglementation nationale pour toutes les autres
- Politique dynamique dans la mise en place d'un système d'assainissement
performant (collecte et traitement) détails ici
c'est-à-dire un taux de dépollution supérieur ou
égal à 60% pour les communes de plus de 10 000 équivalents-habitants
rejetant en zone sensible et à 55 % pour les communes de plus de
15 000 équivalents-habitants ne rejetant pas en zone sensible,
et à 50% pour toutes les autres communes. Une minoration pourra
être étudiée en cas d'assainissement autonome conséquent
et significatif
- Assainissement des installations sanitaires des plages
- Actions de gestion locale des eaux de baignade (lutte contre les pollutions,
interdiction, prévention)
- Fréquence des prélèvements et d'analyses des eaux
de baignade respectant les normes spécifiques au Pavillon Bleu
: 5 analyses au minimum sont imposées, mais plus sont demandées
selon la longueur de la saison balnéaire fixée par les Préfets.
Ainsi c'est une analyse 15 jours avant le début de la saison balnéaire
qui est demandé, avec un intervalle de 17 jours maximum pour les
autres, et cela jusqu'à la fin de la saison. Le Pavillon Bleu recommande
d'en augmenter encore la fréquence.
- Respect des seuils les plus sévères de la Directive européenne
du 8 décembre 1975 relative à la qualité des eaux
de baignade, soit présence de sites de baignade ayant un classement
définitif en A (eau de bonne qualité) en fin de saison.
En l'absence de site de baignade en A, une commune ne peut être
retenue pour le palmarès.
-------------------------------------------------------------------------
Pour arborer physiquement le Pavillon Bleu, seuls le ou les sites de baignades en catégorie A l'année précédente peuvent être retenus, ce qui veut dire qu'aucun site en B (eau de qualité moyenne), et a fortiori en C (eau pouvant être momentanément polluée) ou D (eau de mauvaise qualité), ne pourront arborer physiquement le Pavillon Bleu. Aucun point de baignade ne doit avoir un classement définitif de fin de saison en D pour qu'une commune puisse être retenue
Exceptionnellement, un classement en C (et pas plus) peut être toléré au niveau communal s'il est avéré qu'il est le résultat d'une pollution accidentelle et provisoire, et ceci, à la condition que le site ait été en A ou en B lors des trois campagnes passées.
Les zones de baignade soumises à l'influence de rejets non traités mais uniquement chlorés ne pourront prétendre arborer le Pavillon Bleu
Sources : Ouest-France LeMonde.fr pavillonbleu.org/ Localtis.info
Le CPNS questionne
Suivant la position de l'Anel, l'Association Vendéenne des Elus du Littoral conteste les critères d'attribution du Pavillon bleu et donc un certain nombre de communes littorales ne le sollicite plus. Pour ce qui nous concerne, nous retonons qu' en se limitant au seul critère de la qualité des eaux -fût-il mesuré quotidiennement- la démarche de l'Anel est réductrice et écarte de nombreux aspects d'une véritable politique environnementale à l'échelon local qui figurent sous le label Pavillon Bleu..
A défaut de solliciter et/ou d'obtenir ce label, de nombreuses actions sont néanmoins entreprises par les communes dans l'esprit du label et nous leur en donnons acte. Néanmoins, il nous paraitrait intéressant que les communes non labellisées communiquent sur chacun des critères du pavillon bleu. Cela permettrait de vérifier que leur démarche contestataire vise bien l'absence de réactivité du label et non la crainte de ne pas l'obtenir ou de le perdre.
Le journal Le Monde du 23 mai 2008 précise qu'une expertise gratuite sur les questions d'environnement peut être sollicitée par les communes hésitant à franchir le pas de la labellisation Pavillon Bleu afin de pointer leurs forces et leurs faiblesses. Le CPNS ne peut qu'encourager les communes à ce type de démarche.
Selon un rapport cité par SurRider.fr, 1 plage sur 10 sera fermé en 2015 pour qualité insuffisante des eaux de baignade appréciées sous les nouvelles normes européennes.
En Vendée trois plages seraient déclassées. Deux plages du canton seraient concernées par un changement de catégorie, passant d'eaux de qualité excellente à bonne (plage de Boisvinet à St Gilles X Vie) ou suffisante (La Parée à Brétignolles sur Mer) Aujourd'hui, seule l'eau d'une plage de Saint-Vincent-sur-Jard est indiquée comme n'étant pas de qualité excellente (mais les normes retenues datent de 1976)
QUALITE DES EAUX
DE BAIGNADES