Date de mise sur le site: 09/01/2008
Date de mise à jour : 02/02/2010
L’intrusion balnéaire
un livre de Johan Vincent
johan.vincent@gmail.com

4ième de couverture
Johan Vincent
L'intrusion balnéaire
Les populations littorales bretonnes et vendéennes face au tourisme
(1800-1945)
Aujourd'hui, le littoral français apparaît, dans sa grande
majorité, comme le territoire des vacances, où la visite estivale
du touriste permet une intense activité et des profits appréciables.
Cependant, l'usage balnéaire du littoral a dû faire face à
d'autres interlocuteurs et ne s'est imposé que progressivement.
Si, au début, touristes et populations locales se sont côtoyés,
les visiteurs commencent, dès le milieu du XIX siècle, à
rêver de villes idéales, où tout est fait pour les satisfaire.
Les ressources des bourgs, souvent ruraux, ne sont plus suffisantes pour
les contenter. Les autochtones, eux, sont partagés entre satisfaction
de jouir des avantages sociaux et économiques et crainte de perdre
un nouvel avenir. Or, si la station balnéaire peut devenir la première
activité de la commune, les populations locales peuvent également
préférer soutenir leurs activités traditionnelles en
difficulté. Les rapports conflictuels ne doivent pas masquer une
nécessaire collaboration, sur le plan de l'image (animations, préservation
de l'environnement) et sur le plan pratique (travail saisonnier, mise en
place du confort, lutte contre l'érosion littorale). Les luttes municipales
révèlent néanmoins un pouvoir à conquérir
pour mener à bien ses idées.
C'est un siècle et demi de transformations littorales que se propose
de suivre cet ouvrage. Au milieu du XX siècle, les communes des côtes
bretonnes et vendéennes ont intégré l'activité
balnéaire, avec cette saisonnalité qui hante toujours nos
esprits, au point que, l'hiver venu, on peut encore dire : « Il n'y
a personne ici, il n'y a plus personne".
Chargé de recherches contractuel
à l'Université de BretagneOccidentale, Johan Vincent travaille
actuellement au sein de l'Observatoire du patrimoine maritime culturel de
Bretagne (laboratoire Géomer).
En couverture: Bécassine pendant la Grande Guerre ©1991, Machette
Livre/Gantier-Languereau, illustration. de J.-P. Pinchon.
Extraits de la préface de Gérard Le Bouëdec
professeur des universités, Université européenne de Bretagne
Johan Vincent étudie dans un ouvrage dense de 230 pages le processus
du développement de l’activité balnéaire depuis
le territoire littoral en se plaçant du point de vue des populations
locales et en privilégiant comme lieux d’observation les petits
ports et les bourgs ruraux du littoral. Le terme d’intrusion utilisée
pour qualifier l’arrivée de l’étranger sur un territoire
où le tissu social est organisé et entretient un rapport professionnel
avec la mer est une manière de poser la question complexe des relations
entre ceux qui occupent « le territoire du vide » et ces nouveaux
consommateurs de la mer.
Dans un premier temps l’auteur pose le diagnostic en montrant la
diversité des profils sociaux et professionnels du substrat social
littoral. Dans un second temps, Johan Vincent montre comment les populations
locales et les « baigneurs » participent conjointement à
la transformation du littoral. Enfin, dans un troisième temps,
Johan Vincent s’est livré à une analyse fine du fonctionnement
de cette société qui résulte de la cohabitation des deux
communautés.
G. Le Bouëdec conclue sa préface ainsi : Au final, il nous
livre une vision plus équilibrée que celle qui aboutit trop
souvent à présenter le balnéaire comme une déferlante
submergeant les petits ports et bourgs littoraux.
En italique les extraits issus de la préface de G.
Le Bouëdec