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"La protection de l'environnement

Lors de cette session, notre Assemblée aura à se prononcer également sur plusieurs sujets ayant trait à la protection de l'environnement.

1- Les énergies renouvelables

C'est un domaine dans lequel la Vendée a une place importante à prendre. Les études que nous avons fait réaliser par des scientifiques reconnus, pour tourner la Vendée vers les énergies renouvelables, montrent que la Vendée a toute sa place.

La Vendée reçoit 550 fois plus d'énergie solaire qu'elle ne consomme d'énergie pour ses besoins annuels, elle a donc un potentiel à exploiter, et le gisement est voisin de l'ensoleillement du sud de la France. Cet ensoleillement a le mérite d'être uniformément réparti même si des zones sur le littoral ont un taux d'ensoleillement un peu supérieur au reste de la Vendée.

Pour ce qui concerne la géothermie, l'étude que nous avons fait réaliser montre que les secteurs du littoral et du marais poitevin ainsi que de Chantonnay et de Pouzauges possèdent le potentiel le plus important. C'est une information que nous allons diffuser notamment auprès des maires afin que les équipements et particulièrement les équipements collectifs puissent s'appuyer sur ces nouvelles sources d'énergie non polluantes. Grâce à la géothermie, on peut économiser en Vendée chaque année l'équivalent de 1 000 litres de fioul sur un terrain de 300 m


Le travail que nous menons est, là aussi, un travail de longue haleine. Le Conseil Général donnera l'exemple pour ses propres bâtiments et d'ores et déjà plusieurs projets vendéens faisant appel à l'énergie renouvelable recevront dans les prochains jours l'aide du département. Il s'agit par exemple de deux projets de chauffage centrai collectif au bois à Saint-Pierre-du-Chemin et au Boupère, d'une unité de méthanisation des effluents d'élevage à La Verrie, ou encore d'une usine de bio-méthanisation des déchets aux Herbiers.

Dans ce domaine, comme dans d'autres. le Conseil Général a choisi de travailler de manière réactive et pragmatique. I1 est en effet illusoire de penser qu'il suffit d'imposer l'utilisation d'un procédé technique pour obtenir des résultats tangibles pour les économies d'énergie et le respect de l'environnement.
La protection de l'environnement, l'utilisation des énergies douces appellent des solutions qui doivent être adaptées à chaque cas particulier. Là où il y a du vent on peut mettre des éoliennes. Là où l'eau chaude coule dans la nappe, il faut utiliser la géothermie. Là où il y a du soleil, l'énergie solaire doit être privilégiée.

L'utilisation des énergies renouvelables est le contraire de la solution unique. La démarche doit être avant tout pragmatique. C'est une démarche du sur-mesure.

Dans le cadre des contrats environnement ruraux, les questions de protection de l'environnement ont été intégrées notamment dans le canton de La Mothe­Achard où l'on peut citer la commune de Saint-Georges-de-Pointindoux qui fera appel à la géothermie pour le chauffage de sa salle polyvalente.

Je souhaite évoquer ici ce matin, comme vient de m'y inviter Joseph MERCERON deux autres sujets d'actualité qui concernent la protection de l'environnement. Il s'agit tout d'abord de la gestion des déchets et ensuite de la ressource en eau.


2- La gestion des déchets

Le plan départemental de traitement des déchets ménagers et assimilés adopté par notre Assemblée le 22 septembre X006, s'applique aujourd'hui. Notre plan n'a pas fait l'objet de recours, il est donc définitif. C'est dire si le travail qui a été mené par nos services sous la houlette de Simon GERZEAU, a été sérieux.

Le plan se met en place progressivement et lors de cette session, le département proposera l'acquisition de bio-composteurs supplémentaires pour inciter au civisme écologique. Le département participera financièrement à la création de recycleries aux Herbiers et à Montaigu. Nous prendrons en charge également une partie du coût des études de faisabilité réalisées par Trivalis.
Les aides du département sont incitatives mais il convient de bien rappeler que le traitement des déchets a un coût, que ce coût doit être supporté par l'usager et non pas dilué dans la fiscalité si l'on veut responsabiliser les Vendéens. Dans le cadre de notre projet écologique, il est important que l'usager paie le prix réel des services qui lui sont rendus. C'est le meilleur moyen pour aller vers des économies et vers une baisse du volume de nos déchets.

D'ores et déjà, on sent en Vendée une évolution et la prise de conscience écologique se traduit de façon très concrète dans les chiffres. En trois ans. le civisme écologique que nous avons impulsé porte ses fruits puisque le tonnage des déchets résiduels à traiter a baissé de l5 000 tonnes.
En parallèle, les collectes sélectives ont progressé dans la même proportion, c'est dire que le choix qui a été fait était le bon. C'est le choix de la prise de conscience et de la responsabilité.
Je voudrais dans le canton de La Mothe-Achard féliciter tout particulièrement les élus pour le civisme et l'esprit de responsabilité dont ils ont fait et dont ils fient preuve. Le canton, sous l'impulsion de Joseph MERCERON, a su prendre ce dossier à bras le corps et lui apporter des réponses. I1 faut maintenant que la commune de La Roche-sur-Yon décide vite du lieu d'implantation de l'usine de tri mécano-biologique, comme l'a déjà fait le canton des Sables d'Olonne. C'est la condition d'une mise en oeuvre rapide du plan départemental d'élimination des déchets donc d'un traitement écologique des déchets de Vendée.

3- La ressource en eau

Enfin, je souhaite dans le canton de La Mothe-Achard, évoquer également les problèmes de l'eau en Vendée.
Si cette année le printemps a été pluvieux et si nos ressources en eau sont pleines. c'est une situation qui pourrait ne pas se répéter pour les années à venir.

Chaque année, la consommation d'eau augmente de 3 % en Vendée. Elle est liée non pas à une augmentation individuelle de la consommation mais au dynamisme de notre département et à l'augmentation de sa population. C'est un sujet que nous devons examiner avec une toute particulière attention. Il faut savoir que, même si les ressources sont pleines au mois de juin, une période de sécheresse doublée d'une canicule pendant la période estivale, pourrait amener des difficultés d'approvisionnement à l'automne.
Il est donc impératif que des solutions soient trouvées. Le projet de barrage sur l'Auzance dont l'emprise se situe à 75 °'o sur le canton de La Mothe-Achard, pourrait apporter une réponse à cette difficulté.
Malgré la complexité de ce dossier, malgré les atermoiements de la DIREN, je tiens là encore à saluer ce matin l'implication des élus du canton, et tout particulièrement celle du conseiller général Joseph MERCERON.
Le projet de Vendée Eau de mobiliser en Vendée de nouvelles ressources en eau, fait l'objet d'un soutien plein et entier de notre Assemblée.
Pour terminer je voudrais rapidement rappeler que sous l'impulsion de son Conseiller Général le canton de La Mothe-Achard fera l'objet de multiples interventions du département. Tout d'abord dans le cadre du Contrat Environnement Rural où 23 actions en direction des communes vont être financées. Cela va de l'aménagement paysager dans le bourg de Nieul-le-Dolent à la construction d'un local commercial à La Mothe-Achard."
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Discours prononcé

par

le Président du Conseil Général de la Vendée
lors de la séance d'ouverture

du 2nd trimestre 2007
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Nota:

la diffusion de de ce discours n'engage en aucun cas le CPNS sur son contenu. Les extraits reproduits le sont à titre informatif.

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