Adev / Coorlit
L'Association de défense de l'environnement « va poursuivre son action en toute indépendance »
« L'heure n'est plus aux plolémiques, mais à l'action.
» C'est le message de l'Association de défense de l'environnement
en Vendée, qui sort de difficultés financières. L'Adev,
qui souligne, dans un communiqué, qu'elle « n'a jamais cessé
d'agir dans l'intérêt général et que rien ne
permet de remettre en cause son indépendance », veut poursuivre
ses activités en faveur de l'environnement.
Réagissant à notre article consacré à l'association,
intitulé « Sauvée financièrement, elle perd de
son crédit » (Ouest-France du 15 novembre), le conseil d'administration
réaffirme qu'il « entend rester libre de toutes pressions »
et « poursuivre sereinement ses activités. [...] Redressée
financièrement, l'association peut maintenir le cap. Elle reste présente
dans toutes les commissions où elle a été nommée
par le préfet, de nouveaux projets sont en préparation et
le conseil d'administration s'étoffe pour élargir ses compétences
afin de relever les défis de demain. »
L'Adev rappelle qu'elle gère, par convention renouvelée chaque
année avec l'État, la réserve na¬turelle de Saint-Denis-du-Payré
depuis 1987. « Compte tenu des
difficultés récentes de l'association, le préfet a
résilié la convention. » L'Adev a décidé
d'effectuer un recours gracieux de cette décision, jugeant que les
problèmes rencontrés n'ont pas remis en cause la qualité
du travail effectué. »
Un appel à candidature pour la gestion de la réserve vient
d'être lancé et l'association annonce qu'elle « y répond
».
Sauvée financièrement, elle perd de son crédit
L'Adev, grosse association écolo, était menacée de
disparition. Contestée, l'État vient de lui retirer les «
clés » de la réserve de Saint-Denis-du-Payré.
Le jugement est tombé mercredi 12 novembre. Le tribunal de grande
instance de La Roche-sur-Yon a tranché : l'Association de défense
de l'environnement en Vendée (Adev), qui gère la réserve
naturelle de Saint-Denis-du-Payré, pourra continuer ses activités.
Engluée dans de grosses difficultés financières depuis
quelques années, elle doit son salut au conseil général.
Le Département a lâché récemment 165 000 €.
« De quoi nous permettre de boucher certains trous », reconnaît
la nouvelle présidente, Marie-Annick Rannou, qui a pris la succession
de Colette Maillet.
Marie-Annick Rannou se garde bien cependant de tout triomphalisme. Elle
sait que la situation économique (avec un budget d'environ 450 000
€) demeure fragile. Qui plus est, elle ne dispose d'aucune assurance
concernant l'éventuelle pérennisation de cette subvention
exceptionnelle.
Économiquement sauvée, la crédibilité de l'Adev
reste par ailleurs très écornée. Plus que jamais, elle
est soupçonnée d'agir en sous-main pour certains intérêts
agricoles, en particulier ceux de la Fédération départementale
des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA).
Une image écornée
Curieusement, c'est Nature et vie, association réputée proche
du syndicat agricole majoritaire, qui s'occupe de la gestion administrative
des payes de l'Adev dans le cadre d'une convention.
Une proximité qui interpelle certains écologistes sur le degré
d'indépendance de l'Adev. La tentaculaire et renommée Fédération
nature environnement (FNE) avait d'ailleurs - fait rarissime - exclu l'Adev,
estimant qu'elle n'était plus dans les clous sur le plan écologique.
L'État lui-même, longtemps resté à l'écart
de ce dossier, vient lui aussi de prendre une décision lourde de
signification. Il a tout simplement résilié la convention
confiant à l'Adev la gestion de la réserve naturelle de Saint-Denis-du-Payré.
Un nouvel appel d'offres sera lancé.
Un coup de semonce pour l'association, qui en dit long sur sa perte de crédit.
La question est de savoir si, dans ce contexte, elle peut encore rester
l'interlocuteur privilégié des pouvoirs publics ?
Philippe ECALLE.
Ouest-France

Association de défense de l'environnement
(Adev) : un nouveau délai
Continuation ou liquidation ? La justice a décidé hier de
prolonger d'un mois la période d'observation de l'Adev, l'Association
de défense de I environnement en Vendée. Ln redressement judiciaire
depuis le mois de février. Celle-ci a présenté un plan
de continuation pour échapper à la liquidation judiciaire,
mais le mandataire a estimé que le plan de reprise mérite
d'être amélioré. La décision d'autoriser deux
licenciements sera également rendue le mercredi 11 juin. Avant ça,
samedi 24 mai, l’échéance donnée par la préfecture
sera arrivée à son terme L'Adev a en effet jusqu'à
cette date pour « apporter des éléments probants de
sa capacité à continuer de gérer la réserve
naturelle de Saint-Denis¬-du-Payrré >>
OUEST-FRANCE : 14/05/2008

Des « écologistes » jugés pas très exigeants
La réserve naturelle de Saint-Denis-du-Payré, gérée
par l'Association de défense de l'environnement en Vendée
(Adev), est un extraordinaire terrain d'observation pour les amoureux de
nature (ici des étudiants corréziens lors d'une récente
visite). A gauche, Yves Le Quellec, l'un des dissidents de l'association
qui contestent le mode de gestion de la présidente Colette Maillet
(en haut). : Archives
L'Association de défense de l'environnement
en Vendée, est sur des sables mouvants. Son manque d'indépendance
est régulièrement dénoncé. Ses détracteurs
estiment que les choses s'aggravent.
Pas d'« anti-tout » à l'Association de défense
de l'environnement en Vendée, agréée pour gérer
la réserve naturelle de Saint-Denis-du-Payré. C'est la grande
fierté de Colette Maillet, sa présidente. « Pour ne
pas être anti-tout, l'Adev, qui se prétend toujours association
écologiste, est devenue anti-rien », raillent en réponse
plusieurs personnes. Elles s'indignent que cette association « tolère
des pratiques anti-écologiques, qui permettent par exemple aux agriculteurs
d'irriguer au-delà du raisonnable ».
Depuis un an (lire ci dessous), Yves Le Quellec ou encore Anne-Marie Grimaud,
des « dissidents » de l'Adev, martèlent : « L'association
a été noyautée par des personnes qui ont des intérêts
personnels ou professionnels autres. » Les mis en cause, par la voix
de la présidente Colette Maillet, crient à la tentative de
putsch : « On veut nous prendre la gestion de la réserve !
» Ça barde !
Un observateur extérieur décrypte : « Cette association écologiste a longtemps été assez modérée, mais ferme : petit à petit, ça a tourné au vert pâle. » Ce n'est pas joli, le vert pâle ? Yves Le Quellec rappelle le jeu de la négociation : en général, l'administration prend des dispositions intermédiaires, après que chacun a tiré la couverture à soi. « Avec l'Adev, dit-il, les demandes dites écologistes sont souvent très proches ce que veulent les professionnels du tourisme, de l'agriculture ou de l'immobilier... Ça peut arriver, mais de là à être bien en-dessous de ce que proposent les techniciens de l'administration, c'est quand même curieux ! »
Dettes
L'avenir ne serait pas rose : à une époque plus favorable que jamais à la collecte de fonds pour la protection de l'environnement, l'Adev a quand même trouvé moyen de s'endetter. Le conseil d'administration, pour éponger les dettes, annonce la mise en vente de la nue propriété de la maison de la réserve. Ce qui fait encore bondir Yves Le Quellec : « Au sein de la société immobilière en cours de montage, on découvre la présence de l'association Nature et vie ! »
Nature et vie ? Une émanation de la FDSEA, la Fédération départementale des... syndicats exploitants agricoles. « Elle s'occupe de l'image des agriculteurs, pas de la protection de l'environnement ! Comment espérer que l'Adev donne des avis techniques en toute indépendance ? C'est de pire en pire », s'étouffe Yves Le Quellec.
François de Chantérac, le secrétaire adjoint de l'Adev, revendique au contraire « l'absence de tout carcan idéologique ». En se faisant un peu prier, il donne sa profession : gestionnaire de biens immobiliers et, « pour une faible part », agriculteur. Mais comme disent les responsables de l'association, « tout le monde a le droit de s'intéresser à l'écologie »...
Claire HAUBRY.
OUEST-FRANCE 16/04/2008

11/04/2008

Vendée Matin 14/02/200
Ouest France 22 mai 2007

Ouest France 22 mai 2007

19 mai 2007


Ouest
- France 13 mai 2007
Environnement :
soirée tendue à La Roche
L'assemblée générale de l'Association pour la défense
de l'environnement de la Vendée (Adev), a été franchement
houleuse, vendredi soir à La Roche. Les policiers ont été
appelés.
20 h 50, vendredi soir. Le jour et l'heure parfaits pour le cinéma,
le restaurant... Mais c'est à l'assemblée générale
de l'Association pour la défense de l'environnement de la Vendée
(Adev) que ça se bouscule au portillon. Une cinquantaine de personnes,
massées à la porte de l'auditorium de la Chambre de commerce
et d'industrie (CCI), à La Roche-sur-Yon, s'agacent qu'on leur
refuse l'accès à l'assemblée générale
de cette association qui, entre autres, gère la réserve
naturelle de Saint-Denis-du-Payré. Le climat est franchement tendu
(1). « Il fallait se mettre à jour avant le 11 avril »,
argumente la trésorière de l'Adev, Christiane Chardon. «
C'est bien la première fois qu'on est aussi sévère
! Et les nouveaux adhérents · », s'indignent plusieurs
personnes. Réponse de la trésorière : « L'assemblée
générale n'est pas le bon jour pour s'inscrire ou payer
sa cotisation : ça prendrait trop de temps ! »
Stricte réalité, ou prétexte pour limiter les débats, alors que l'association est sous le feu d'accusations graves, certains, dont l'association France Nature Environnement (Lire O.-F. de vendredi 11), lui reprochant d'être « un peu trop conciliante avec les agriculteurs, les chasseurs et les pouvoirs en place » ? Dans le hall de la CCI, Colette Maillet, la présidente de l'Adev, rétorque à ceux qui l'accusent : « Respectez les statuts ! Il faut être à jour de ses cotisations. »
21 h. Anne-Marie Grimault, « fondatrice et adhérente depuis des années », tente de passer l'entrée. Mariant le geste à la parole, elle crie : « Regardez bien. J'essaye de passer, mais Christian Aimé, secrétaire général de la Chambre d'agriculture, m'en empêche physiquement ! » Dans la foule, plusieurs personnes s'indignent : « Ce n'est pas anodin de voir un représentant du monde agricole productiviste, empêcher l'accès à une assemblée générale où il doit être question d'environnement ! » Mais pour Colette Maillet : « Tout le monde a le droit de s'intéresser à l'environnement ! »
22 h. La « presse » est autorisée à entrer. Une trentaine de personnes ont déjà pris place. Colette Maillet espère démarrer l'assemblée bientôt, même si le ton est encore énervé dans le hall.
22 h 15. L'assemblée générale attendra encore un peu... Une petite dizaine de policiers intervient. « Je suis là pour que ça ne se passe pas mal », explique l'un d'eux. Plusieurs tentatives d'entrées sont renvoyées dans les cordes, dans une bousculade tonique, mais sans conséquence. Un policier vient de « négocier » l'entrée des manifestants, à la condition que ceux-ci ne prennent pas part au vote. Il reçoit un vibrant : « On doit voter ! », en réponse. Les bousculades reprennent. Le policier revient : « Vous n'êtes pas autorisés à entrer. »
23 h. Les portes sont fermées depuis un petit moment. Les tentatives d'entrées ont cessé. La cinquantaine de personnes quitte les lieux par grappes. L'assemblée générale a commencé. Les comptes rendus seront envoyés à tous les membres de l'association « qui étaient à jour de leurs cotisations le 11 avril », précise Colette Maillet.
Claire HAUBRY.
(1) A l'entrée du parking de la CCI, des salariés de l'Adev
ont distribué des tracts pour faire part de leurs inquiétudes
quant à leur avenir (Lire O.-F. paru samedi). « C'est un mouvement
indépendant de la question des adhésions », précisent-ils.
Ouest-France
Ouest France 11 mai 2007




Un nouveau gestionnaire pour la réserve naturelle nationale de Saint-Denis du Payré
Le tandem LPO-ONCFS vient d'être
choisi pour gérer la réserve naturelle nationale de Saint-Denis
du Payré avec date d'effet au 1er septembre 2009. "Alors que le
Comité consultatif s'était clairement prononcé, dès
le 23 janvier 2009, en faveur du tandem LPO-ONCFS à l’issue d'un
appel à candidature et que ce choix avait été (le 17
avril 2009) confirmé par la Secrétaire d'Etat à l'Ecologie
devant le congrès 2009 de Réserves Naturelles de France, il
a encore fallu attendre pour connaître le nouveau gestionnaire. "
déclare dans un communiqué FNE qui se réjouit de cette
décision. Les modalités de la passation de pouvoir entre ancien
et nouveau gestionnaire feront l'objet d'une prochaine réunion pilotée
par l'État.
Le CPNS a une pensée particulière pour les salariés de
la réserve qui viennent de traverser une zone de turbulence sans précédent.
Historique
Faisant le constat des graves défaillances de l’ADEV dans la gestion budgétaire de la réserve naturelle et d'un manque de cohésion dans la gestion de la réserve de nature à mettre en péril la bonne exécution de la mission confiée par l’Etat, le Préfet de la Vendée a décidé de résilier la convention de gestion de la réserve naturelle nationale de Saint-Denis du Payré à compter du 1er février 2009. L'ADEV était conventionnée avec l'Etat depuis le 3juillet 1987.
Les considérants du Préfet constituent un véritable réquisitoire qui justifie le CPNS dans sa décision de quitter cette association en novembre 2005 pour créer, avec d'autres associations, une COORdination des associations du LITtoral vendéen : Coorlit 85 . Nous vous recommandons la lecture de la décision préfectorale publiée au Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Vendée n° 2008/43 du 27 novembre 2008 - cliquer ici
Au delà du conventionnement avec l'Etat pour la gestion de la réserve naturelle, , trois procédures étaient engagées à l'encontre de l'ADEV, l'une concernant le redressement judiciaire de l'association devant le Tribunal de Grande Instance de La Roche sur Yon, une autre concernant le recours exercé par deux salariés de l'ADEVdevant la chambre des Prud'hommes aux fins d'obtenir l'annulation de l'autorisation de leur licenciement, enfin une action est également en cours pour invalider l'AG 2007 qui s'est déroulée dans des conditions pour le moins douteuses.