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Dossier de Presse

 

 

Assemblée générale 2007

de l’ADEV 


Les adhérents privés de participation par la force nous livrent leur analyse des graves événements qui secouent cette association

Caractère illégitime du refoulement d’adhérents de l’ADEV lors de l’AG

Ces adhérents, qui ne demandaient qu’à payer leur cotisation avant l’ouverture de la séance ont été refoulés par la force (commando d’agriculteurs et police nationale) à l’entrée d’une salle de la Chambre de Commerce et d’Industrie (Ouest-France des 13 et 14 mai).

 

Illégitimité de la raison invoquée

Les responsables de l’association ont justifié leur refus par le fait que certains adhérents rejetés n’avaient pas réglé leur cotisation annuelle avant la date du 11 avril ; or :

Photos

Refus des adhesions

Bousculade

 

Illégitimité de la force physique utilisée

Les membres du « service d’ordre » des agriculteurs – dont l’appartenance à l’association n’a pas pu être vérifiée – agissaient, ont-ils dit, selon la volonté de la présidente de l’ADEV. En ce sens ils se sont rendus complices d’un abus de pouvoir, compte tenu de ce qui précède.
Les membres de la police nationale appelés en renfort agissaient à la demande, ont-ils précisé, du vice-président de la Chambre de Commerce, présent dans la salle, et pour « troubles à l’ordre public ».

Les adhérents refoulés par la force (certaines personnes ont été projetées à terre) sont en droit de penser que, si trouble il y a eu, il a été constitué par l’utilisation de la force physique contre des personnes défendant pacifiquement leur droit d’adhérents à une association gérée par la Loi de 1901. Les dirigeants de l’association et le groupe pseudo-policier des agriculteurs qui exécutait leurs consignes en sont les responsables.
La tenue de l’AG d’une association du type Loi de 1901 sous le contrôle de la police est, semble-t-il, une première en Vendée. En tout état de cause, en ce qui concerne l’ADEV, de mémoire d’adhérent, cela n’avait jamais existé.

Recherche des causes du rejet d’une partie des adhérents

Pourquoi certains adhérents étaient-ils manifestement indésirables ? De toute évidence, parce qu’ils étaient connus comme opposants à la direction actuelle de l’association, ou supposés tels, et ce pour plusieurs motifs.

Désaccord profond sur les prises de position des responsables


Lors de l’AG 2006, de nombreux adhérents avaient manifesté leur réprobation devant le choix délibéré de compromis systématique. Une telle attitude a pu tendre à la compromission lorsque les positions de l’ADEV se sont révélées ou manifestement sans justifications sérieuses, ou moins exigeantes que celles des services de l’Etat.

On se bornera ici à deux exemples :

L’absence de prise de position de l’association vaut parfois approbation tacite de décisions ou d’orientations discutables : ainsi aucune communication sur :

De tels comportements sont l’une des raisons de la récente décision d’exclusion de l’ADEV par France Nature Environnement, exclusion au sujet de laquelle les adhérents privés d’AG souhaitaient évidemment demander des comptes.

D’une manière générale, le rôle d’une association de défense de l’environnement est d’exercer une pression inverse de celle des groupes sociaux ou politiques - voire même parfois des personnes … - qui représentent des intérêts individuels ou catégoriels. C’est pourquoi l’efficacité en matière de défense de l’environnement va de pair avec une indépendance totale vis-à-vis des groupes de pression professionnels et du personnel politique en place, quel qu’il soit. Ceci ne signifie pas que l’on soit « contre tout »…

 

Désaccord profond sur la gestion de l’association


Les relations avec les adhérents sont réduites au minimum (un bulletin annuel, dont la qualité n’a cessé de baisser ces dernières années, et qui n’a pas été publié en 2007).
Les relations avec les associations affiliées sont devenues si mauvaises que quatre d’entre elles ont quitté l’ADEV en 2005, n’acceptant pas d'être mises devant le fait accompli lié à un exercice très solitaire du pouvoir. Pour mémoire, ces associations ont appris par la presse qu’une convention entre l’ADEV et la Chambre d’Agriculture avait été signée à leur insu ! L’évolution du nombre des associations adhérentes au fil du temps est très parlante
La gestion financière a été jusqu’ici très peu transparente et le rapport financier 2005 n’a pas été approuvé (refoulés de la salle, nous n’avons pas pu juger du rapport 2006). Or, le budget de l’ADEV est abondé par des fonds publics, notamment au titre de sa délégation de service public en tant que gestionnaire pour le compte de l’Etat de la réserve naturelle de Saint-Denis-du-Payré.
Quant à la gestion des salariés, elle aboutit à une situation de crise grave avec retards chroniques de paiement, et des licenciements sont annoncés.

Au total, compte tenu du passé de l’ADEV, nous considérons que l’association à qui nous donnions notre confiance a été l’objet d’un véritable détournement – ce que l’exclusion par FNE atteste . D’ailleurs, la composition du nouveau conseil d’administration, profondément renouvelé lors d’une AG dont furent délibérément écartés nombre d’adhérents, renforce cette appréciation.

L’indépendance et la représentativité de l’ADEV existent-elles encore ?

Qu’en est-il des obligations de transparence et de respect de la légalité, dont les responsables de l’association ne font aucun cas, perdant ainsi toute autorité morale ?

Bref, après l’exclusion prononcée par France Nature Environnement, et après les graves évènements ayant entaché la tenue de l’AG 2007, peut-on encore considérer l’ADEV comme
une association de défense de l’environnement ?

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