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Vidéo:la découpe évoquée lors de l'AG du 18/04/2009

Date de mise sur le site: 29/03/2009

Date de mise à jour : 28/06/2010

Epaves à la découpe

les normes de protection environnementale sont-elles bien respectées ?

sont-elles respectées ?

 

 

Irrégularités et nuisances

La destruction d'un premier navire (Isle de Riez) s'est engagée début mars et des irrégularités et des nuisances importantes ont été constatées à plusieurs reprises par de nombreux témoins.

Défaut de réglementation

L'arrêté règlementant le stationnement et la circulation sur la zone du chantier exploité par 2GM était applicable jusqu'au 4 mars. Le CPNS a signalé cette anomalie au maire de la commune qui a repris un arrêté daté du 19 mars, soit une période non réglementée de 15 jours pendant laquelle les deux entreprises ont occupé le domaine public de manière irrégulière.

Un chantier mal géré

Des nuisances ont été observées pendant les travaux de destruction dur navire L'Île de Riez. La découpe des tôles a occasionné plusieurs départs de feux, maîtrisés certes mais après qu'un épais nuage provoqué par l'inflammation des peintures, des composants bois et de la mousse isolante, se soit propagé sur une grande distance avec une odeur nauséabonde.

Le 24 mars, vers 14h, la marée montante a obligé les ouvriers de 2GM a dégager rapidement le sol jonché d'éléments extraits du navire et couvert de sable et de gravier, ainsi que la benne à ordures à moitié noyée. La présence de ces sables et gravier est expliquée par les besoins de l'entreprise Merceron TP.

Dans ce contexte incohérent, le CPNS doute que le filet de protection mis en place par 2GM soit d'une efficacité suffisante car des épaves provenant du navire se sont dispersées dans les eaux du port. La dépose d'un moteur et des équipements de froid à même le sol en pente ne font qu'accroître ce doute.

Un rappel à l'ordre nécessaire

Le CPNS a interpellé les autorités et écrit au Préfet de la Vendée ainsi qu'au Préfet maritime pour que les parties prenantes soient rappelées à l'ordre.

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Vers la création d'une filière

La création d’une filière française de démantèlement des navires a été décidée lors des tables rondes finales du Grenelle de la mer. Un «Monsieur Démantèlement» devrait être nommé. Les principaux défis qui l’attendent seront de définir les contours d’une telle filière et de trouver un équilibre entre l’économie et la protection environnementale

 

Rappel des faits

La réunion publique du 7 avril sur le développement durable a été l'occasion pour le maire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie qui était interrogé sur les désordres occasionnés par le chantier de découpe des bateaux L'Isle de Riez et le Sionnais sur la cale Bénéteau, quai des Greniers à St Gilles Croix de Vie, d'annoncer que la société 2G avait jeté l'éponge.

La pression du CPNS -mais aussi l'émoi légitime de la population- aura eu raison de d'une société peu professionnelle.

Le relais était pris par la société Francheteau dont le sérieux est connu dans le milieu professionnel. Cette société est déjà intervenue à Saint-Gilles-Croix-de-Vie à la satisfaction de tous. Le chantier est sous-traité par la société D.D.M.C. qui plaide pour la structuration d'une filière de découpe de bateaux avec une cale appropriée sur le littoral vendéen et charentais. Cette société a également été chargée de la découpe de deux autres navires, le Méfi et le Melpomène, sans que nous ayons eu à déplorer d'incidents. David Epinette de la société D.D.M.C. a participé à notre assemblée générale du 18/04/2009 et a pu exprimer son opinion (voir rubrique vidéo)

STUPEFACTION !

Lors du conseil municipal de saint-Gilles-Croix-de-Vie du 11 mai les membres présents du CPNS ont été stupéfaits d'apprendre que de nouveaux projets de découpe de bateaux sur la cale des Greniers existaient bel et bien comme la rumeur publique le laissait entendre.

Après débat, le premier magistrat de la commune a finalement déclaré qu'il ne donnerait pas suite à ces demandes, la cale des Greniers n'étant pas appropriée. Il s'agissait manifestement d'une décision prise sur le vif. Nos différentes interventions ne sont certainement pas étrangères à ce revirement.

Dans un communiqué à la presse daté du 14 mai 2009, le Conseil Général de la Vendée justifie sa position et argumente sur la protection de l'environnement dont il dit avoir respecté toutes les normes. Le CPNS, quant à lui, maintient sa position et affirme que toutes les précautions n'ont pas été prises pour assurer la sécurité de l'environnement lors du dépeçage des bateaux. On en veut pour preuve la déclaration sur le désamiantage faite par le prestataire lors de l'assemblée générale du CPNS .

Début octobre 2009 le CPNS apprend que 2 bateaux de pêche de SGCV auraient été acheminés aux Sables d'Olonne pour y être détruits. Après vérification par nos amis de l'APNO, il apparaît que le port des sables d'Olonne est correctement équipé pour ce travail.

Dans ces conditions, on se demande pourquoi L'Isle de Riez et le Sionnais n'ont pas été acheminés vers ce dernier plutôt que d'être découpés sur sur la cale Bénéteau à Saint Gilles Croix de Vie avec tous les désordres que cela a occasionnés.

Dernière minute :

28/06/2008 - L’éventuelle création d’une filière française de démantèlement des navires figure dans le rapport définitif du comité opérationnel n°2 du Grenelle de la mer qui a été remis aujourd'hui au ministre chargé de l’environnement. La mission parlementaire propose de s’appuyer sur la nouvelle rubrique "Installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) 2712" pour clarifier l’encadrement et les normes applicables au démantèlement des navires de pêche. Cependant la question du financement des opérations de démantellement demeure. Le CPNS appelle de ses voeux la création d'un telle filière nécessité par les sorties de flotte des bateaux de pêche touchés par la crise pétrolière et la raréfaction des espèces. Pour les navires de plaisance, une cotisation annuelle pourrait être mise en place afin d’assurer le financement de l’opération de déconstruction par versement au propriétaire du navire.

 

le 7 mai 2010, le Tribunal administratif de Nantes, saisi par le Préfet de Vendée, a condamné la société 2GM, propiétaire des bateaux "Le Sionnais" et "l'Isle de Riez" à une amende de 4.350€.