La maison écologique
Le développement durable est “un développement
qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité
des générations futures à répondre aux leurs".
1987 - Mme Gro Harlem Bruntdland, Premier Ministre norvégien.
(source ministère de l'écologie)
La forêt amazonienne brûle et subit l'assaut journalier de la
civilisation destructrice. Nous nous en inquiétons à juste titre.
Le traité de Kyoto n'est pas ratifié par les américains
et nous
crions notre indignation.
L'air est pollué ainsi que l'eau qui devient rare et nous réclamons
plus de lois pour y remédier... La liste pourrait s'allonger.
Mais que faisons nous individuellement pour remédier à ce cercle vicieux de la consommation ?
Combien utilisent le covoiturage pour se déplacer, prennent leur vélo
à la place de leur véhicule lorsque c'est possible, prennent leur
panier pour refuser le sac plastique ?
Les petites rivières faisant les grands fleuves…..
Nous saluons donc avec intérêt l'initiative du Conseil Général
de la Vendée qui a décidé de faire de l'année
2006 une année écologique en Vendée. Le Conseil
Général propose d'aider financièrement les communes et
organismes publics dans leur lutte contre le gaspillage d'énergie. Il
envisage également la construction d'une maison- témoin
écologique pour que chacun puisse s'engager sur cette voie.
Notre canton, qui voit le nombre de constructions exploser depuis une dizaine
d'années, doit suivre cet exemple en adaptant son SCOT( Schéma
de Cohérence Territoriale) à cette nouvelle exigence de réduction
des énergies. Le CPNS y veillera. Dans ce cadre, il nous a paru intéressant
de faire le point sur ces fameuses maisons écologiques en phase avec
la nature et le développement durable.
Qu’est-ce qu’une maison écologique ?
c'est une maison qui prend en compte l'ensemble de ses composantes:
• choix de son implantation : pièces de vie au soleil, ventilation
naturelle (type coloniale)
• choix des matériaux : bois, isolation naturelle (chanvre), vitrage
approprié
• Choix de l'énergie : éolienne à plat, énergie
solaire, pompes à chaleur, solaire thermique ou photovoltaïque,
géothermie, cheminée
• Récupérateur d'eau de pluie, robinets poussoirs, chasses
d'eau à 2 débits
Certes, ces choix peuvent entraîner des surcoûts propres à freiner certaines ardeurs écologiques. L'ADEME (Agence De l’Environnement et de Maîtrise de l’Energie) cite des exemples de prix : appareils destinés à capter les énergies renouvelables : un millier d’euros ; plancher solaire direct : plus de 8.000 euros pour 100 m² d’habitation ; chaudière à énergie bois : jusqu’à 7.600 euros. Le système complet de production d’électricité en photovoltaïque coûtera, lui, 7.500 euros minimum. Un chauffe-eau solaire vaut entre 3.050 et 5.300 euros. Mais, en compensation de ces surcoûts, il existe un certain nombre d'aides financières indirectes comme les crédits d'impôts ou directes : Etat, ADEME, ANAH (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat ) pouvant réduire la note à payer, parfois jusqu'à 95% de l’installation. Et la plupart de ces énergies sont gratuites à l’usage, voire même revendables (électricité) Un retour sur investissement peut donc être espéré sur le moyen et long terme. Une façon de gérer son budget personnel en se mettant au service de la planète.
Préconisation : Nous invitons les futurs propriétaires
à contacter les services d'urbanisme de leur commune pour connaître
les possibilités offertes par les PLU (Plan Local d’Urbanisme qui
remplace le POS) et faire pression pour que leur règlement d'urbanisme
évolue de façon à intégrer ces nouvelles techniques.
De son côté, le CPNS interpelle les communes du Canton pour connaître
les propositions concrètes d'économies d'énergie et de
développement des énergies renouvelables mises en application
sur leurs territoires et celles actuellement à l'étude