II est rappelé que, le 15 juin 2005, le Conseil Municipal avait autorisé
Monsieur le Maire à signer la promesse de vente des parcelles cadastrées
AB 514p (AB 525) et AB 513 pour un montant respectif de 172 113 euros et de
330 000 euros au profit de la SNC ADIM. Cette promesse était valable
jusqu'au 15 juin 2006.
Le 30 septembre 2005, le Conseil Municipal a sollicité la création
d'un Périmètre de Restauration Immobilière en superposition
du périmètre de la ZPPAUP et la Déclaration d'Utilité
Publique pour les travaux de réhabilitation de l'ancienne colonie au
titre de la loi Malraux. Le 6 juin 2006, le Conseil Municipal avait prorogé
ladite promesse de vente pour une durée d'une année supplémentaire
en précisant que le montant de la vente serait celui de l'avis des
domaines à l'époque consulté. Le Conseil Municipal du
6 octobre 2006 a retiré la délibération du 6 juin suite
à une observation de la Sous-Préfecture sur l'absence de l'avis
chiffré des domaines à la date du Conseil.
Vu l'avis des domaines en date du 13 juillet 2006 réévaluant
la valeur totale des parcelles bâties AB 525 et 513 à 800 000
euros,
Considérant l'avis favorable de la S.N.C. ADIM sur la poursuite du
projet d'achat au prix de 800 000 euros,
Vu la promesse de vente annexée à la présente délibération,
La promesse de vente stipule une condition suspensive d'obtenir une Déclaration
d'Utilité Publique pour le projet de réhabilitation c loi Malraux
» sur le bâtiment ancien. Cette DUP n'a pas été
obtenue à ce jour. La procédure est toujours en cours auprès
de la Préfecture. La Commission n° 2, réunie le 10 octobre,
a émis un avis favorable à la signature de cette nouvelle promesse
de cession (une voix contre).
Monsieur le Maire informe le Conseil municipal que, suite à l'entretien
avec Monsieur de BOISMENU, il propose de modifier comme suit, page 6 de la
promesse de vente, le 3eme alinéa du paragraphe relatif au «
prix de la vente éventuelle » « une nouvelle consultation
obligatoire des domaines sera effectuée à compter du 14 juillet
2007 mais cette consultation n'aura pas d'incidence sur le montant de la vente
jusqu'au terme de la promesse de vente ».
Monsieur le Maire expose au conseil municipal qu'il a reçu 3 autres
propositions d'acquisition faites
spontanément, la commune n'ayant procédé à aucune
publicité
La proposition - non chiffrée - de Messieurs Jean et Bernard HILLERITEAU,
en date du 30 novembre 2006, d'acquérir la partie nord du parking.
La copie du courrier a été jointe à la convocation du
Conseil municipal.
La proposition de Monsieur RETHORE - architecteur - à hauteur de 850
000 euros, par fax reçu le 5 décembre 2006 et courrier original
reçu le 7 décembre 2006. Cette proposition est valable jusqu'au
15 janvier 2007. La copie du courrier a été jointe à
la convocation du Conseil municipal. Monsieur RETHORE travaille avec le groupe
François 1ef Finance.
II présente des références - reçues par e-mail
le 11 décembre - en réfection de bâtiments classés
Monuments Historiques, inscrits à l'Inventaire ou en secteur sauvegardé.
II n'a pas présenté de référence en opération
de réhabilitation « Malraux ». Le dossier de ses références
est déposé sur la table des délibérés et
circule entre les Conseillers municipaux.
La proposition - reçue par fax uniquement - le 11 décembre 2006,
de la SARL ACANTHE et de Monsieur Yves GUILBAUD.
Cette proposition à hauteur de 870 000 euros n'est pas ferme. En outre,
elle n'est pas signée.
Copie en est remise aux Conseillers municipaux.
Monsieur le Maire informe enfin le Conseil municipal que des garanties ont
été obtenues quant aux règles s'appliquant aux prospects
• construction à R + 1 + combles maximum sur la partie actuelle
du parking
• 10 mètres sur la partie arrière du bâtiment, non
construits et végétalisation pour isoler le
bâtiment des propriétés riveraines à l'arrière
• pas d'implantation à moins de 13 m du mur de clôture
de séparation des propriétés
• réaménagement éventuel du mur de séparation
afin de préserver l'intimité de chacun.
II est rappelé que la société ADIM S.N.C. appartient
au Groupe VINCI. Elle possède de nombreuses références
d'opérations de réhabilitation « Malraux » ; Messieurs
COXAM et ROUSSEAU ont pu visiter deux de ces opérations à Nantes.
Le dossier de ses références est déposé sur la
table des délibérés et circule entre les Conseillers
municipaux.
Ce groupe présente des garanties financières et techniques certaines
et indiscutables.
ADIM S.N.C. a été la première société à
se manifester depuis fin 2003. Les pourparlers sont engagés depuis
plus d'un an avec elle et ils se sont concrétisés par une promesse
de vente en date du 15 juin 2005 ; elle a été prolongée
le 6 juin 2006, la délibération du Conseil municipal autorisant
le Maire à signer celle-ci ayant été invalidée
par le contrôle de légalité.
Dans ces conditions, et compte tenu des garanties financières et techniques
de la société ADIM S.N.C. et dans l'intérêt général
de la Commune, il est proposé au Conseil Municipal d'autoriser le Maire
à signer la promesse de vente jointe avec ADIM S.N.C., et d'autoriser
celle-ci à déposer le permis de construire et une demande d'autorisation
spéciale dans le cadre de la procédure « Malraux ».
A l'issue de l'exposé de Monsieur le Maire précédemment
développé, Mme LERAT s'étonne des nombreuses demandes
qui arrivent et s'interroge sur leur origine. Monsieur le Maire indique qu'une
certaine publicité a du être faite sur ce projet et s'étonne
que Mme LERAT se réjouisse de ces propositions d'acquisition alors
qu'elle était opposée à la vente. Mme LERAT répond
que ce n'est pas l'objet du débat.
Monsieur le Maire insiste sur les garanties données pour préserver
les propriétés riveraines de cette opération, mais ne
considère pas que le prix de vente soit le critère, gage de
qualité.
Mme LERAT demande si la Ville a proposé l'acquisition de ce site à
M. HILLERITEAU. Monsieur le Maire répond que ce dernier n'a pas exprimé
d'engagement pour réaliser une opération « Loi Malraux
».
Mme LERAT demande s'il est prévu de consulter le conseil municipal
sur ce point.
Monsieur le Maire répond par la négative car ce point n'entre
pas dans l'objet retenu qui concerne une réhabilitation dans le cadre
d'une opération « Loi Malraux ». II précise également
qu'il attache une grande importance à l'opération qui sera réalisée
sur le parking attenant. Mme LERAT souligne que la collectivité est
engagée d'emblée dans un projet avec ADIM OUEST et dans aucun
autre. Monsieur le Maire rappelle toutefois que personne ne s'est jamais intéressé
à ce bâtiment pendant de longues années.
M. BARON rappelle que la « Loi Malraux » n'est qu'un dispositif
fiscal avec quelques contraintes immobilières et souligne que la réhabilitation
du Château sans construire sur le parking ne relève pas d'une
opération coûteuse. M. BARON ajoute que le Maire a de toute évidence
décidé de conclure avec ADIM OUEST et tient de vifs propos envers
l'assemblée. II relance également le débat sur la réalisation
d'une étude sur les parkings avec le Cabinet BOURGOIS et FAREL. Monsieur
le Maire répond qu'un recours a effectivement été déposé
sur ce point et qu'il se refuse à tout débat sur ce sujet, laissant
au juge le soin de trancher. II ajoute qu'entre recours devant le Tribunal
administratif, auprès du Procureur, courrier adressé à
la Société VINCI, M. BARON a fait le choix du contentieux plutôt
que du débat.
Mme LERAT souhaite poursuivre le débat au nom de la démocratie
et relance le sujet relatif au rapport sur l'étude sur les parkings
qui lui a été transmis à l'issue d'une demande réitérée.
Monsieur le Maire rétorque qu'il lui a communiqué ce rapport
mais qu'il est toujours dans l'attente de l'expertise du Château qu'il
lui a demandée.
Mme LERAT indique que l'association a fait réaliser une étude
préliminaire qui a émis un avis objectif. Elle souhaite que
les documents soient donnés sans qu'il soit besoin de les réclamer.
Le Conseil Municipal, après en avoir délibéré,
par 22 voix pour, 2 voix contre (M. BARON, Mme LERAT) et 2 abstentions (MM.
HERAUD et FEUILLET)
DÉCIDE de modifier la page 6 de la promesse de vente comme exposé
précédemment, alinéa 3 du paragraphe relatif au «
Prix de la vente éventuelle » AUTORISE Monsieur le Maire à
signer la nouvelle promesse de vente avec ADIM S.N.C. aux conditions ci-dessus
énoncées, le projet de promesse de vente étant annexé
à la présente délibération
AUTORISE ADIM S.N.C. à déposer le permis de construire et la
demande d'autorisation spéciale dans le cadre de ta procédure
« Malraux » PREND ACTE des garanties relatives aux prospects
Extrait
COMPTE RENDU DU CONSEIL MUNICIPAL
Ville de Saint Gilles Croix de Vie
Séance du 13 décembre 2006