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Observations déposées par l'association Vivre sur l'ïle 12 sur 12
Observations déposées par l'APNO
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Commentaires CPNS sur les conclusions des enquêtes publiques
Conclusions de la commission d'enquête (pdf)
Déposition du 19 septembre 2007
Le projet porte sur la création d'une surface commerciale de 32.600m2 sur le site naturel du Gatineau à proximité du bourg de St Hilaire ; la zone d'implantation est constituée d'anciens marais salants bordés par la D38 qui longe la rivière Vie. Le CPNS a déposé ses observations et ses recommandations lors des enquêtes dont la dernière concernant la loi sur l'eau a été ouverte au public du 20 août au 19 septembre 2007. Le commissaire enquêteur a rendu ses conclusions et émis un avis favorable assorti de recommandations.
Le CPNS a été entendu sur plusieurs points importants :
les aménagements paysagers les nuisances portées aux riverains, et la réalisation d'une étude du zonage d'assainissement des eaux pluviales et des ruissellements avant que soit prise une décision concernant le projet.
Mais le CPNS regrette que les aspects environnementaux n'aient pas été suffisamment pris en compte par le Commissaire Enquêteur qui a privilégié le volet économique.Le CPNS estime insuffisante d'une part l'analyse et les solutions proposées pour éviter les débordements rue des Paludiers et sur la D38, d'autre part les mesures de traitement des eaux pluviales et des ruissellements pour éviter la pollution du marais et de la rivière Vie qui est l'exutoire final.
Date de mise à jour 26/06/2008
mise à jour : 10/12/2009
Le site choisi pour l’implantation d’un complexe commercial privé est un espace naturel à protéger car il s’agit d’une zone humide à trois titres :
Déposition du Comité de Protection de la Nature et des Sites à
l’enquête publique Loi sur l’eau du projet Gatineau
du 20 août au 19 septembre
Déposition du u 19 septembre
.
Modification de la qualité et du régime de ruissellement des eaux pluviales et souterraines
- A aucun moment les auteurs de l’étude ne prouvent l’efficacité des moyens qu’ils préconisent, et surtout ils occultent totalement le traitement des ruissellements pollués
- L’étude hydraulique ne prend pas suffisamment en compte l’évolution des conditions climatologiques
- Il nous semble indispensable d’exiger des auteurs du projet un engagement clair, ferme et non équivoque, concernant l’efficacité des moyens qu’ils mettront en place pour gérer, d’un point de vue quantitatif et qualitatif, les ruissellements avant qu’ils n’aboutissent dans le marais ; cette exigence devra être assortie d'une obligation de résultat et pas seulement de moyen.
Questions :
A-t-on réalisé une étude hydrologique-environnement
du marais de la Vie ?
Qu'en pense le Conservatoire du Littoral qui envisage, à l'échelle
des marais de la façade atlantique, de favoriser la reprise de
l'activité salicole en raison de ses contributions à l'entretien
du milieu et à la préservation de la faune et de la flore...
La zone du Gatineau se situe dans l’aire de plusieurs périmètres protégés et règlementés :
- La proximité de plusieurs périmètres protégés s’oppose à la réalisation du projet :zones ZNIEFF I et II qui identifient un espace naturel et remarquable selon la carte éditée par le Ministère de l’environnement en 1994, ZICO (oiseaux), Natura 2000 ; la zone se situe surtout dans l’emprise de la Loi littoral et de la Loi sur l’eau.
- La zone de projet prise dans son acceptation la plus large se situe dans le bassin de la rivière Vie et participe ainsi aux équilibres économiques et écologiques littoraux
- Nous n'hésitons pas à qualifier la zone du projet d'Espace Proche du Rivage, du fait de la présence de la rivière Vie et de l’appartenance de cet espace au Domaine Public Maritime. Le législateur a voulu doter les espaces sensibles d'un régime de protection renforcée, plus contraignant que les règles édictées par l'article R 111-21 du règles générales de l'urbanisme qui prévoit de refuser le permis si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions, sont de nature à porter atteintes au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux paysages naturels et urbains...La zone du projet s'inscrit à notre avis dans ce contexte.
Ceci nous amène à prendre en considération l'aspect visuel du projet : la taille dominante du projet, son caractère architectural disproportionné par rapport à l'existant [constitue un] risque de rupture brutale avec l'habitat immédiat et avec le paysage du marais ...
- La Loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006, dans son article 83, indique les orientations prioritaires des programmes pluriannuels d’intervention des agences de l’eau pour les années 2007 à 2012 :
mener et favoriser des actions de préservation,
de restauration, d’entretien et d’amélioration de la gestion des
milieux aquatiques et des zones humides (7e point),
contribuer à la régularisation des crues par l’accroissement
de la capacité de rétention des zones naturelles des crues,
le stockage de l’eau, un meilleur entretien des rivières et la
restauration de leur lit (9e point),
Questions
Les délibérations des agences de l’eau doivent être
compatibles avec ces orientations, ce qui nous conduit à poser
cette question : a-t-on consulté l’agence de l’eau sur l’incidence
des 2 projets d’implantation commerciale sur la Vie, celui de St Hilaire
et celui de St Gilles Croix de Vie ?
Quel a été cet avis ?
- Le Code de l’Environnement dans son article L 211-1 modifié par
la Loi sur l’eau stipule que les dispositions des chapitres I à
VII ont pour objet une gestion équilibrée et durable de
la ressource en eau ; cette gestion prend en compte les adaptations
nécessaires au changement climatique et vise à assurer :
- la prévention des inondations et la préservation des écosystèmes aquatiques, des sites et zones humides, et précise ce qu’on entend par zone humide
- la protection des eaux et la lutte contre toute pollution par déversement, écoulements,
Est-il utile de rappeler que le Code de l'environnement dans son article L216-6 crée un délit général de pollution des eaux puisque constitue un délit le fait de jeter, déverser ou laisser s’écouler dans les eaux, qu’elles soient superficielles, souterraines ou territoriales, directement ou indirectement, une ou des substances entraînant des effets nuisibles sur la santé ou des dommages à la faune ou à la flore,…
Au chapitre des pollutions engendrées par le projet, on
peut rappeler 3 impacts liés :
- pollution par le bruit
- pollution de l'air
- circulation routière sur la D38b [il faut] craindre que la D38b ne soit plus en mesure d’absorber, dans sa configuration actuelle, l'augmentation du trafic routier que l'étude d'impact nous décrit : en 2004 on mesurait 13.600 tmj, aujourd’hui 21.142 tmj avec pointe à 25.000 tmj !
10/12/2009 - Le conseil municipal de Saint-Hilaire-de-Riez du 26/10/09 a officiellement supprimé la zone d’aménagement concerté du Gatineau qui avait pour objet la réalisation d’un parc commercial sur ce site sensible au niveau environnemental. Pour résumer, le dossier concernait une superficie d’environ 20 hectares. Le programme prévisionnel prévoyait la construction de 34 880 m² de bâtiments répartis en surfaces de ventes, réserves, bureaux et locaux techniques et l’aménagement de 38962 m² d’aires de stationnement et de voirie. Le conseil municipal réuni le 26 octobre a pris acte que, suite au refus de la Commission Nationale d’Equipement Commercial, le montage initialement prévu pour l’équipement et l’aménagement de la zonene ne pouvait être maintenu. La décsion du conseil vise donc à solder les procédures au regard de la réglementation d’urbanisme. Il n'est pas interdit de penser qu'un nouveau projet puisse voir le jour. Il n'y a pas si longtemps, l'implantation d'une salle de spectacle sur ce même site avait été évoquée. Le CPNS reste en alerte
26 juin 2008 : Il n'y aura pas de zone commerciale au Gatineau. Malgré des arguments forts liés à l'emploi et aux techniques HQE proposées par le promoteur, le CPNS s'est montré hostile au projet d'implantation d'une grande surface sur la zone du Gatineau, ce site constituant une zone humide. Lire la suite, cliquer ici

Observations déposées le 5 octobre 2006
Nos observations sur le déroulement des
enquêtes fractionnées :
L'article 123-16 du code de l'urbanisme spécifie, suivant les
lois du 13 décembre 2001 et du 27 février 2002, que la déclaration d'utilité
publique -qui est le seul objet de l'enquête publique en cours du 25 septembre
au 14 octobre 2006- doit être accompagnée de l'enquête publique portant sur la
modification du POS actuel de janvier 2001 concernant le zonage du site du
Gatineau.
Or, seule, une enquête publique portant sur la DUP est présentée en
mairie au public. Nous vous posons donc la question, Monsieur le Commissaire
Enquêteur, pourquoi la commune ne se conforme-t-elle pas à la
loi ?
Nos observations sur les différents points du dossier :
Le dossier est incomplet. En effet, le dossier doit répondre aux questions :
· - la construction de cet ensemble commercial
est-il d'utilité publique ?
Il n’y a pas de réponses apportées à
cette question qui justifierait cette construction.
· la
construction de cet ensemble de magasins à cet endroit est-il d'utilité publique
?
Tous les sites possibles doivent être répertoriés dans un premier
temps et faire l'objet d'une étude détaillée dans un deuxième temps. Le dossier
ne présente pas ces études. Dans le document définitif page 15, la carte de la
page 14 (page 14 ou 15, pas clair) limite sérieusement la possibilité de
comprendre et de voir pourquoi les sites autres que celui du Gatineau ne sont
pas retenus. On ne peut pas les positionner sur une carte trop
petite!
Il aurait été judicieux pour arriver à déterminer l’utilité publique de la création d’une ZAC commerciale sur ce site d’ajouter à cette enquête en cours et à l’enquête sur le POS l’enquête publique concernant la loi sur l’eau, ce qui aurait permis de déterminer les impacts les plus importants sur le marais voisin donc sur la Vie, donc sur l’estuaire…
Enfin, dans le même ordre d’idées, la future ZAC se positionne dans des Espaces Proches du Rivage (E.P.R.) suivant le Document Départemental d’Application de la Loi Littoral (DDALL) à cause de la proximité de la Vie et se trouve soumise à l’application de la loi « littoral » article 146-4 II. S’agit-il d’une extension limitée de l’urbanisation ?
· Les impacts sur le marais
Malgré les techniques employées et les mesures
compensatoires proposées dans le document d’étude hydraulique, en cas de
précipitations plus fortes qui sont annoncées suite au changement climatique
conjuguées à des fortes marées, le plan de gestion hydraulique proposé
pourra-t-il répondre à tous les impacts générés sur le site remarquable du
marais de la Vie ? Nous n’entrerons pas dans le détail de cette étude mais
nous pouvons déjà nous interroger sur plusieurs points :
l’étude du
débit décennal s’appuie sur des paramètres datés de 1986, page 16. Est-ce encore
adaptable à la situation de 2006 si l’on tient compte de l’évolution du
climat ? Quelle « masse d’eau » va devoir absorber le
marais ?
la situation actuelle du mauvais état du réseau du secteur
amont montre l’amplitude des travaux à réaliser sur tout l’ensemble du bassin et
non seulement sur le site. Exemples des débordements rue des Paludiers et du Bon
Puits, entre autres.
nous demandons que soit reconnue l’interaction entre les
2 zones de marais coupées par la RD38bis, le contraire étant affirmé page 9 du
dossier « Etude hydraulique »
Nos observations concernant les impacts

· Les nuisances sonores
pages 116 et 117 Trafic, bruit… qui selon l’article 6 de l’arrêté préfectoral( n°98-DRCLE/4-303 du 12juin 98 ) cité à la page 163, évoque une réglementation difficilement applicable où il est dit que « la gêne du voisinage » doit être interrompue « toute la journée des dimanches et jours fériés sauf en cas d’interventions urgentes ». Quand on connaît la pratique des grandes surfaces qui ouvrent leurs magasins en été les dimanches et jours fériés, cet arrêté est juste là pour dire que la loi sera bien appliquée, mais, dans les faits, on sait bien qu’il en est autrement…et il y toujours des dérogations préfectorales possibles !
· L’impact paysager
A cause de la hauteur et de la longueur du projet du seul Hyper U et des magasins attenants mais aussi à cause de la topographie et de l’altimétrie. Pourquoi cet aspect du problème n’est-il pas étudié de façon claire? Ce site loin de faire tampon entre la zone urbanisée et le marais (contrairement aux visions « d’interface entre le milieux urbain et le milieu naturel » –page 161 ) détruira de manière agressive le seul rempart qui sépare la ville des marais si fragiles. Cet espace de « liberté naturelle » aurait dû au contraire faire la jonction en douceur avec les zones ultra sensibles que constituent les marais, à protéger absolument. Et quelle vision aurons-nous en arrivant sur le pont de la RD38bis?
· La circulation
Outre ce gros risque sur un environnent
exceptionnel (inutile de mon point de vue et alourdit la phrase), le cœur de la
cité jusqu’ici relativement protégé d’un trafic intense (contrairement à
Saint-Gilles Croix de Vie, surtout en saison estivale) même remarque, peut-être
enlevé?, se verra par le plan de circulation prévu, pris entre l’étau du trafic
déjà très lourd de la RD 38bis, le trafic accru rue des Paludiers et l’avenue de
l’Isle de Riez. Les flots de véhicules, seront drainés par les aménagements
successifs qui conduiront vers le site commercial agité et bruyant. Où est
l’amélioration pour les citoyens qui ont choisi la douceur de vivre en ces
lieux ? Ont-ils souhaité ces gros changements et ont-ils exprimé ces
souhaits en ayant avec la municipalité porteuse du projet des réunions
d’information et de consultation dans l’application d’une démocratie
participative? Nous ne considérons pas que la concertation préalable organisée
en juin 2005 soit une approche de concertation accessible aux citoyens peu
informés.
ce point concerne la circulation, adopter la même présentation que pour les chapitres précédent -1,2...) Giratoire urbain rue de Paludiers, nouveau giratoire entre la RD 38 bis et le chemin de la Petite Croix, restructuration de la rue du Petit Verger….le tout à grand renfort d’éclairage public, ainsi que sur le site qui doit être sécurisé la nuit. Outre le gaspillage d’énergie, la faune des marais va subir cet éclairage permanent qui perturbe (c’est prouvé et reconnu) la vie et le cycle de reproduction des espèces vivant dans les zones protégées voisines.
pourquoi ce paragraphe est marqué 1? Si nous ajoutons que ce
site se situe en ZNIEFFde type 1 et 2 ( Zone Naturelle d’Intérêt Faunistique et
Floristique) et qu’il jouxte une ZICO (Zone Importante pour la Conservation des
Oiseaux) et une SIC (Site d’Intérêt Communautaire) dans le cadre de Natura 2000,
nous comprenons mieux l’importance de sa protection et les conséquences
qu’aurait une telle implantation sur la faune et sur la flore.
Conclusion
L’ajout d’une Approche Environnementale de l’Urbanisme organisée avec l’ADEME- (Agence de Développement et de Maîtrise de l’Energie)- permet de donner au projet un empaquetage vertueux de maîtrise de l’eau et de l’énergie, mais cet effort ne peut masquer le fait que le projet ne peut se faire sur ce site, site qui a été retenu par une équipe municipale peu encline à l’examiner sous l’angle des conséquences environnementales.
Et nous ne pouvons que poser cette question, la
reposer :
Pourquoi une ZAC commerciale sur le Gatineau ?
Nous ne pouvons considérer cette implantation comme un projet d’utilité publique.
Les premières remarques du CPNS publiées en juin 2005
Juin
2005
A Saint Hilaire de
Riez
L’aménagement de la zone du Gâtineau en ZAC à Saint Hilaire de Riez le long de la
« semi- rapide » : une zone commerciale est prévue sur 20ha entre
la zone des Mares et celle du Gâtineau avec
conservation des marais et de la zone humide comprise sur ce site. Voici la déposition que nous avons
faite lors de la concertation préalable.
« Notre association informée par la présentation de ce dossier au cours d’un RV avec Monsieur Baud et monsieur Vintenat et par la commission extra- municipale environnementale le mercredi 16 juin place le problème de l’implantation d’une zone commerciale dans le secteur du Gâtineau dans une réflexion sur 4 points :
En
conclusion, une fois encore, répétons-le, le SCOT doit précéder tous ces
nouveaux aménagements. Il répond, en effet, aux interrogations concernant les
points évoqués plus haut avec une vision globale sur la densification, la
circulation et la conservation d’espaces non urbanisés ainsi que sur le
développement du commerce en périphérie de
ville. »