Corniche de Saint Gilles
Eboulement sur une plage
La corniche vendéenne entre saint Hilaire-de-Riez et Saint-Gilles-Croix-de-Vie subit une détérioration constante depuis des années. La commune de Saint-Hilaire-de-Riez a engagé un programme de rénovation important visant à stopper l'érosion de surface par revégétalisation et canalisation du cheminement des piétons.
Aujourd'hui, c'est un pan de la corniche située sur la commune de Saint-Gilles-Croix-de-Vie qui s'est effondré sur une plage en contrebas. Il s'agit vraisemblement d'une conséquence des forts abats d'eau de ces dernières semaines. Le CPNS a maintes fois alerté les pouvoirs publics sur l'état de la corniche, notamment en 2005 avec un article consacré à l'érosion du littoral où nous pouvions y lire ce constat:
L'altération sur place de la roche ou météorisation
"la Corniche évolue aussi en partie sous l’action de l’eau continentale qui balaye et ravine le sommet, s’infiltre et circule au sein de la roche. Les conséquences sont sans appel en matière de dénudation de la partie sommitale. Ensuite nous trouvons des éléments statiques, catalyseurs qui renforcent l’action des premiers. Le mécanisme central mis en cause est l'altération sur place de la roche ou météorisation. Il s’agit en fait de tous les mécanismes qui fragilisent la roche et facilitent ainsi l’érosion marine. On peut citer par exemple l’action mécanique du gel (gélifraction), du sel (haloclastie), d’organismes vivants comme les racines de certaines plantes (criste marine ou casse pierre) qui peuvent agrandir les fentes des roches et disloquer des blocs, ou encore des actions chimiques (dissolution et altération)."
L'élévation du niveau de la mer, les changements climatiques, la force des vagues sont d'autres facteurs aggravants. Pour mémoire, rappelons que la corniche aurait reculé de 10 mètres en 70 ans! Nous ne sommes donc pas au bout de nos peines. Il est plus que temps, pour les décideurs politiques, de se saisir de ce problème. Interrogée sur cet événement, la muinicipalité de Saint-Gilles-Croix-de-Vie précise qu'elle a sécurisé le site, mais que les travaux de défense contre la mer relève de la communauté de communes Côte de Lumière.
Et si c'était notre problème, à tous ?

