
Un cercle vicieux s’est engagé.
Le sentier piéton, mal balisé, n’est plus suivi par les promeneurs. Trop proche de la falaise, il est parfois dangereux. Trop proche de la voirie, certains bâtiments et murs défigurent le site.
Le mobilier urbain paraît littéralement posé sur le site, tel une verrue.
Pourtant, certaines zones protégées du piétinement retrouvent une vitalité.
Saint-Hilaire-de-Riez engage aujourd’hui une entreprise de rénovation d’envergure. Des rigoles d’érosion seront creusées. Le sentier piétonnier sera balisé avec des clôtures basses mono fil. Des caillebotis en bois protégeront l'accès au Trou du Diable, le mobilier urbain se fera plus discret. Les pelouses sommitales seront revégétalisées sans apport végétal afin de garder la nature de sol d’origine.
Le CPNS soutient cette action qu’il souhaite voir complétée d’une action éducative par la pose de panneaux explicatifs.
Restauration
de la
corniche de sion
Un long processus
La corniche Vendéenne s’étend sur 3,8 kilomètres entre les dunes de Sion et l’embouchure de la Vie. Elle culmine à environ 10 mètres de hauteur. Sa composition faite de grés, de quartz et de schiste la rend fragile.
Autrefois la dune formée de l’apport éolien de sables et les landes utilisées comme pacages permettaient l’infiltration des eaux pluviales qui se déversaient également par de nombreux ruisseaux aboutissant à la mer.
L’urbanisation commencée en 1926 aux Bussolerie et la construction du château Remember s’est intensifiée depuis le milieu du vingtième siècle et a eu pour effet d’imperméabiliser de façon importante les terres. Ce phénomène couplé à une sur fréquentation touristique entraînant un fort piétinement a très fortement endommagé le tissu végétal qui ne retient donc plus le sable. Le ruissellement superficiel aggravé par des résurgences des anciens ruisseaux creuse des rigoles.


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Canalisation du public
(à partir de l'étude préalable Ouest aménagement 02/2003)
Enquête publique
la déposition du CPNS
Seulement 5 avis ont été recueillis lors de l'enquête publique sur le projet de rénovation de la corniche qui s'est déroulée du 7 janvier au 7 février 2007. Le CPNS reproduit ce-dessous l'intégralité de sa déposition:
"Un projet d'envergure nécessité par l'urgence d'un
sauvetage "in extremis". Le CPNS soutient la démarche entreprise
par la commune.
Le parti pris de canaliser le cheminement des piétons par une clôture
monofil d'une hauteur de 25 cm témoigne d'une vision optimiste de la
nature humaine. Les parties les plus atteintes doivent absolument être
protégées de toute intrusion du public: la hauteur des ganivelles
prévues à cet effet (60 cm) parait trop basse et facilement
franchissable.
La signalétique informative doit intégrer une dimension éducative
qui n'apparait pas dans le projet.
Une attention particulière doit aussi être apportée aux
eaux de ruissellement, y compris souterraines qui ne semblent pas avoir été
prises en compte."