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Non au barrage sur l'Auzance

 

 

Eau :

la vision à court terme qui menace la Vendée

Date de mise sur le site : 26/09/2009

Date de mise à jour: 14/10/2009

Menace de pénurie d'eau potable du secteur nord-ouest

Au 04 octobre 2009, les barrages vendéens étaient remplis à 38,6% pour un volume stocké de 21,5 m3. Vu le faible taux de remplissage des retenues d’Apremont et du Jaunay (environ 17% au 13/10/2009), l’inquiétude pour l’alimentation en eau potable du secteur nord-ouest de la Vendée la préfecture annonce une menace sérieuse de pénurie d'eau potable dès le début du mois de novembre, si la pluie ne tombe pas en abondance et prend d'ores et déjà un arrêté limitant les débits requits par le Code de l'environnement (débit minimal garantissant en permanence la vie, la circulation et la reproduction des espèces) pour les barrages d'Apremont, Le Jaunay et La Buffière. Ouest-France du 14/10/2009 consacre un article pleine page à la pénurie d'eau et à la construction d'un éventuel 14ième barrage sur l'Auzance pour y remedier à l'avenir, ce que dénonce les associations regroupées au sein de Coorlit dont le CPNS est membre fondateur.

Un enjeu majeur (extrait de l'article publié dans le bulletin 2009 du CPNS)

L’eau reste un enjeu majeur de l’aménagement et du développement des communes littorales, qui se rappellent avoir souffert du manque d’eau durant les années de sécheresses 2003 et 2005. La pénurie a nécessité à l’époque des importations d’eau des retenues voisines.

La population vendéenne a besoin de 34 millions de m3 d’eau potable pour vivre ; sur le bassin de la Vie et du Jaunay, un tiers est consommé par l’agriculture et les deux autres tiers par les collectivités et les particuliers (0,2 % par l'industrie). Les observateurs annoncent la poursuite de l’augmentation de
ce besoin pour plusieurs raisons : la poursuite de la pression démographique sur la zone littorale,l’afflux touristique en période estivale, l’irrigation des activités agricoles.

Douches sur les plages

Le barrage de l'Auzance

Bien évidemment, en dehors de l'appel au civisme que nous partageons, le Conseil Général de la Vendée tire profit de cette situation pour rappeler l'urgence de la réalisation d'un barrage sur l'Auzance qui est présentée comme l'unique solution viable pour le Nord-Ouest du département. Le CPNS rappelle son opposition à ce projet qui constitue une erreur car il ne résoudra pas à lui seul le déficit en eau potable qui se produit en période d’étiage de toutes les rivières. Par ailleurs il comporte un risque fort du point de vue environnemental. ( voir argumentaire du CPNS: cliquer ici)

Pour des Zones de Répartition des Eaux

(extrait de l'article publié dans le bulletin 2009 du CPNS)

Le CPNS milite pour l’extension à toute la côte des Zones de Répartition des Eaux (ZRE) préconisées par le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Loire-Bretagne. Les ZRE sont des bassins hydrographiques ou des systèmes aquifères confrontés à un désé-quilibre récurrent entre la ressource en eau et les besoins. En ZRE, la création de nouveaux prélèvements est limitée : tout nouveau prélèvement doit se substituer à des pré-lèvements existants. S’il juge que le littoral manque d’eau, le Conseil Général devrait se montrer favorable à cette révision. Or il y est fortement opposé, car elle contrecarrerait son projet de plan d’eau.
Enfin, pour justifier notre choix, précisons que dans son rapport destiné à la Commission permanente du Conseil Général (réunion du 24 avril 2009), le vice-président Bruno Retailleau admet que les bassins côtiers souffrent d’étiages sévères liés à leur nature même.

Plus que la course à l’équipement lourd, c’est la maîtrise de la consommation qui est l’enjeu principal

qui permettra de réaliser de véritables économies, financières et environnementales, les deux étant liés.

Le CPNS ne cesse de le répéter mais craint que la gestion raisonnée de l’eau

ne se perde dans le flot continu de la consommation sans discernement !