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Dossier algues

Cet air .., partie 1

 

 

Date de mise sur le site : 06/12/2009

Cet air que nous respirons…

Cette eau que nous buvons ...

 

 

Comme chacun le sait une partie plus ou moins importante des déchets que nous rejetons ne peut pas être utilisée sous forme de compost ni recyclée. Une fois collectés, ces déchets peuvent être dirigés vers des installations de stockage de déchets non dangereux (I.S.D.N.D.) où après conditionnement (compactage) ils sont entassés dans des alvéoles, sorte de très grandes fosses aux bords surélevés de quelques mètres ; de temps à autre ils sont recouverts d’une mince couche de gravats ; quand l’alvéole est pleine elle est fermée par une épaisse couche de terre ; un système d’évacuation des gaz fournis par la putréfaction est mis en place avec une torchère pour les brûler.


Le stockage des déchets dans une alvéole demande plusieurs semaines ou mois ; durant ce laps de temps la putréfaction commence et se poursuit à l’air libre ; les émanations composées des différents gaz se répandent de façon plus ou moins continue et de façon plus ou moins importante dans l’atmosphère.

Déchetterie de Givrand

Selon l'étude de l'ADEME le biogaz représente dans le monde un gisement comparable à la consommation annuelle de gaz fossile soit 1 800 Mtep/an. Cette énergie étant trop dispersée pour être facilement récupérable on évalue le potentiel valorisable à une fourchette de 100 à 300 Mtep/an.

La quantité valorisée aujourd'hui est de 0,5% du potentiel valorisable.

Le biogaz

L’ensemble des gaz émis par la putréfaction des matières organiques est dénommé « biogaz ». Ce biogaz vient d’un processus de dégradation en anaérobie (en l’absence d’oxygène), est de composition assez variable et dépend de la nature des déchets et du mode de conditionnement (compactage). Parmi les composants majeurs du biogaz nous citerons : le méthane, le gaz carbonique, le monoxyde de carbone, l’oxygène, l’azote et l’hydrogène sulfuré ; outre ceux-ci il existe une multitude de substances à l’état de traces : aldéhydes, cétones, alcools, composés aromatiques, composés halogènes et composés organo-sulfurés.


Le biogaz peut présenter des risques de pollution atmosphérique (effet de serre et smog) et des risques sanitaires pour les humains.

Les différents composants du biogaz


Le méthane est incolore, inodore et très peu toxique ; cependant en grande quantité, prenant la place de l’oxygène dans l’air il peut induire des asphyxies.


Le gaz carbonique est incolore et inodore. A forte concentration, il entraîne des troubles neurologiques et cardio-vasculaires et peut provoquer des asphyxies.


Le monoxyde de carbone est un gaz inodore très toxique même à faible concentration et peu entraîner la mort.


L’hydrogène sulfuré est caractéristique par son odeur nauséabonde d’œuf pourri. Il a la particularité d’entraîner une paralysie des centres nerveux olfactifs. C’est un gaz très toxique ; selon la durée de l’exposition et les concentrations dans l’air ambiant on peut avoir plusieurs formes d’intoxication. L’intoxication aigue qui survient lors d’exposition courtes à de fortes concentrations (environ 1500 mg/mm3) entraîne la mort rapidement et de façon irréversible par atteinte nerveuse et cardio-vasculaire ; l’intoxication subaiguë (concentration de 150 à 1500 mg/mm3) cause une irritation des voies respiratoires mais aussi des troubles neurologiques ; enfin l’intoxication chronique due à des expositions intermittentes mais répétées à de faibles concentrations (75 à 150 mg/mm3) se traduit par une fatigue, des maux de tête, des troubles de la mémoire, une baisse de l’appétit et des troubles digestifs par exemple à type de nausées.


Enfin citons des produits comme le benzène, le toluène et le chloroéthylène qui sont potentiellement cancérigènes. Il est toutefois nécessaire de se préoccuper de ces substances car, même si leur présence reste à l’état de traces, elles ont la particularité de s’accumuler dans l’organisme au fil des expositions et donc de s’avérer toxiques au bout d’un certain temps variable d’un sujet à l’autre.

Paradoxe…

On s’émeut, à juste titre, d’un phénomène saisonnier, intermittent et potentiellement dangereux -les algues vertes- mais on vit sans trop rien dire aux côtés de « décharges » distillant jour après jour un poison insidieux !

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partie 2

les émanations provenant des zones de stockage de déchets dits non dangereux