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Juillet 2005 : la position de notre association sur le patrimoine bâti, témoin du passé de la ville et sur le devenir des 4 ha de dunes en bout de remblai de St Gilles

 

 

Communiqué du CPNS du canton de Saint Gilles Croix de Vie à la presse

 

A Saint Gilles Croix de Vie

 

Que devient la fierté d’une ville qui fait disparaître son  passé ?

Aux vieilles pierres, s’accrochent les souvenirs visibles ou invisibles de l’inconscient collectif d’une cité. Sans ces lieux de résurgence de l’histoire, comment peut-on envisager de construire un avenir dans une vision d’intérêt général ?

 

La conservation du passé pour aller vers l’avenir

 

C’est pourquoi nous sommes contre la vente du patrimoine bâti à des promoteurs : l’exemple le plus récent est la délibération du conseil municipal du 15 juin entérinant, malgré 4 abstentions dans la majorité et 5 votes négatifs suite aux arguments développés par les représentants de l’opposition, une proposition de  vente à un promoteur de la vieille bâtisse du 17ème siècle appelée le « Château ». Le patrimoine architectural de ce centre- ville côté Saint Gilles mérite mieux qu’une éventuelle transformation en appartements dans une zone ZPPAUP (Zone de Préservation du Patrimoine Architectural et Paysager) englobant l’église et ce Château.

Comme l’écrit Thérèse Kleindienst dans une étude intitulée Le Château de Saint Gilles, : « il ne nous reste donc plus qu’un corps de bâtiment de belles proportions, dont la porte aurait servi de modèle à celles de plusieurs et belles demeures du vieux Saint Gilles (l’une au moins est encore visible au 68, rue Torterue). Notre historienne reconnue pour la rigueur de ses recherches termine en souhaitant que le peu de constructions qui reste puisse « vacciner les générations futures contre le vandalisme architectural » !

 

Les grandes villas de la Corniche restent, elles aussi, nécessaires  à conserver pour témoigner d’une vie balnéaire d’un autre siècle et pour conserver au profil de la côte vue de bateau ou de la dune de la Garenne une harmonie d’ensemble. Toutes les villas (petites et grandes) sont à restaurer et non pas à démolir pour les remplacer par des immeubles récents. Ces transformations ne sont vraiment pas une réussite. Le permis de démolir des Embruns et celui qui vient d’être donné à la villa « Les Vagues » nous orientent vers la banalisation paysagère et architecturale de la Corniche ainsi que  vers la perte du passé.

 

Aussi nous serons attentifs à l’élaboration du futur Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui devrait, grâce au Plan d’Aménagement et de Développement Durable : le PADD, englober l’urbanisation et le développement économique en se basant non seulement sur la mise en

valeur et la préservation du patrimoine bâti et naturel mais aussi sur une politique proposant des plans de circulation économes en énergie et des plans de mise en place d’énergies nouvelles.

 

Les dunes

 

N’est-il pas surprenant et incompréhensible que la vente des dunes de Monsieur Voisin qui sont situées entre le remblai de St gilles et les dunes du Jaunay, site clasé propriété du Conservatoire du Littoral se fasse vers un promoteur quand on sait

1.      la protection de la loi littoral L146-6 qui s’exerce sur ces dunes en proximité du site classé du Jaunay et de la zone Natura 2000 

2.      que des plantes protégées ont été localisées : l’œillet des dunes (Dianthus gallicus) en protection nationale et la luzerne marine (Meticago marina) de protection régionale !

3.      leur position stratégique de protection de la ZAC du Sablais qui est en cours de construction 

Qu’attendent les services de l’Etat, la commune, le Conseil Général pour préempter cette zone de transition d’un intérêt majeur et pour ensuite les confier au Conservatoire du Littoral ?

Le CPNS s’insurge d’autant plus contre cette vente que c’est aux termes d’une lutte de 20 ans que notre association a obtenu le classement du magnifique massif dunaire du Jaunay et son rachat par le Conservatoire du Littoral.

Y aurait-il 2 poids 2 mesures ?

 

Nous rappelons que notre association depuis plus de 30 ans s’efforce de préserver, comme le veulent ses statuts, et la nature et les sites. «  Elle a vocation à lutter pour la conservation des sites et le développement harmonieux de la Cité. » article 1 des statuts.

Les journaux locaux relaient ce communiqué :

Ouest-France le 15 juillet, Le Courrier Vendéen dans son édition du 21 juillet